Flavescence dorée: le bio possible, sous dérogation

Le 01 juin 2015 par Romain Loury
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La flavescence dorée
La flavescence dorée
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Dans la lutte contre la flavescence dorée dans les vignes, l’Etat met un peu d’eau dans son vin. Selon un arrêté en cours de consultation, il sera désormais possible, sous dérogation, d’utiliser des insecticides compatibles avec une viticulture bio lorsque les autorités décident d’un traitement obligatoire.

 

En présence d’un cep infecté par la flavescence dorée, les autorités définissent un «périmètre de lutte» dans lequel tous les viticulteurs ont obligation de traiter leurs vignes par un insecticide, afin d’empêcher son vecteur, la cicadelle, de répandre la maladie. Or ces traitements sont rarement compatibles avec une agriculture bio, suscitant quelques tensions au sein de la profession.

Dans un arrêté mis en consultation jeudi 28 mai jusqu’au jeudi 11 juin, le ministère de l’agriculture décide d’assouplir la règle, en permettant aux viticulteurs touchés par l’obligation d’utiliser des traitements ne figurant pas sur la liste de la direction générale de l’alimentation (DGAL), moyennant 3 applications du produit et un traitement à l’eau chaude.

«Au vu de la densité» de cicadelle

«Les demandes de dérogation devront être formulées auprès de la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf) avant le 31 mars de chaque année, qui les instruit au regard d’une analyse de risque», en particulier «au vu de la densité de la présence de l’insecte vecteur (la cicadelle) dans la parcelle concernée et aux abords de celle-ci», indique le ministère de l’agriculture.

Ce projet de modification de l’arrêté de décembre 2013 sur la lutte contre la flavescence dorée intervient alors que deux viticulteurs bourguignons, Emmanuel Giboulot en décembre 2014, Thibault Liger-Belair en mai, ont été relaxés par la justice pour avoir refusé de traiter leurs vignes contre la flavescence dorée. Si l’insecticide imposé par les autorités, la pyréthrine, était classé bio, aucun des deux n’avait voulu l’utiliser, chacun étant attaché à l’agriculture biodynamique.



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