Financements climat : les pays du Nord n’y sont pas

Le 16 septembre 2019 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas d'argent est consacré à l'adaptation aux effets du réchauffement.
Pas d'argent est consacré à l'adaptation aux effets du réchauffement.
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En 2017, les pays les plus industrialisés ont versé plus de 70 milliards de dollars aux nations vulnérables aux effets du changement climatique. Un chiffre en hausse qui reste loin des promesses à tenir pour 2020.

Voilà de quoi animer le prochain sommet onusien sur le climat du 23 septembre. Nœud gordien des négociations sur le réchauffement depuis des lustres, la question du financement de l’adaptation et de l’atténuation par les pays développés devrait rester cruciale.

Lors de la COP Climat 15, en 2009, les nations les plus industrialisées se sont engagées à aider les plus modestes, en octroyant 100 milliards de dollars d’aides par an, dès 2020. Chaque année, les pays «riches» renouvellent la promesse, sans convaincre. Les gouvernements des pays récipiendaires veulent, en effet, des garanties sur les montants et surtout sur la pérennité de ces financements. Sans grand succès jusqu’à présent.

Progression notable
A quelques semaines de l’ouverture de la COP 25, qui se tiendra à la fin de l’année au Chili, où en est-on des aides financières pour le climat. Selon un recensement, publié en fin de semaine passée, par l’organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), «les financements fournis et mobilisés par les pays développés en faveur de l’action climatique dans les pays en développement ont atteint 71,2 milliards USD en 2017». On est encore loin des 100 milliards. Mais l’on progresse tout de même. En 2016, rappelle l’OCDE, les pays du Nord avaient, collectivement, signé un chèque de 58,6 milliards de dollars.
fonds publics d'abord
Les trois quarts de l’argent versé sont publics, 20% seulement étant alloués par le monde de l'entreprise. Les dons représentent plus d’un tiers des financements bilatéraux et environ 10% des financements multilatéraux, tandis que les prêts représentaient 60 % des financements bilatéraux et près de 90 % des financements multilatéraux. En 2016?17, la proportion de dons dans les financements climatiques publics était plus élevée pour les pays les moins avancés (36 %) et les petits États insulaires en développement (54 %) que pour les pays en développement dans leur ensemble (24 %).
 A quoi sert cette manne? A réduire les émissions de gaz à effet de serre, pour l’essentiel: en 2017, l’atténuation a consommé 73% des crédits (contre 76% en 2013), contre 19% pour l’adaptation.



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