Fin des récifs coralliens en 2050?

Le 25 février 2011 par Célia Fontaine
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Les récifs coralliens, ces «forêts vierges de la mer», sont de plus en plus menacés par le changement climatique et l’acidification des océans, mais également par la surpêche, l’urbanisation du littoral et la pollution, selon le rapport «Reefs at risk revisited» du World Resources Institute rendu public le 24 février.

 

Abritant plus de 4.000 espèces de poissons (soit un tiers des espèces mondiales) et 800 types de coraux, ces récifs rendent d’importants services tant à la nature qu’à l’homme. Ils protègent 150.000 km de côtes de l’érosion et des tempêtes [1], et servent de nourriceries pour les jeunes poissons. 27 pays dépendent particulièrement d’eux, parmi lesquels l’Indonésie, Haïti, les Philippines, ou encore la Tanzanie. Mais aujourd’hui, 75% des récifs coralliens du monde sont en danger et seulement 6% d’entre eux sont réellement protégés. Or, si aucune action sérieuse n’est prise d'ici à 2030, 90% de ces récifs seront considérés comme dans un état critique, et la totalité d’ici à 2050.

 

Les nombreuses zones marines protégées qui ont été créées depuis des décennies sont inefficaces, la pêche reste l’une des causes majeures de destruction des coraux. Une étude des Nations Unies publiée en septembre 2010 appelle à changer de stratégie pour la sauvegarde des récifs coralliens en interdisant la pêche dans un réseau de petites zones plutôt que dans de grandes aires marines protégées (dans le JDLE).

 

2010 a été une année particulièrement chaude, ce qui a provoqué le blanchissement, donc la mort, de grandes quantités de coraux, explique Al Gore, ancien vice-président des Etats Unis, membre du projet. Le rapport propose une version actualisée de la carte des récifs qui avait été publiée en 1998, une carte maintenant «64 fois plus détaillée». L’étude permet de mesurer plus précisément les menaces qui pèsent sur les coraux en raison des activités humaines et intègre pour la première fois les effets du changement climatique.

 

« Malgré la situation délicate de nombreux récifs, il y a toutefois des raisons d'espérer», tente de relativiser Burke Lauretta, chercheur à l'Institut mondial des ressources (WRI) et l'un des principaux auteurs de l'étude. « Les récifs s'adaptent et en réduisant les pressions locales, nous pouvons gagner du temps pour trouver les réponses adaptées aux menaces mondiales, et assurer ainsi la préservation des récifs pour les futures générations», a-t-il ajouté.



[1]            Le corail permet d’amortir le choc de la houle de l’océan, et l’impact du cyclone sur le littoral.



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