Fièvre de la vallée du Rift: l’Efsa appelle à la vigilance

Le 05 mars 2020 par Romain Loury
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Les moustiques, vecteurs de la fièvre de la vallée du Rift
Les moustiques, vecteurs de la fièvre de la vallée du Rift
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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) recommande à l’UE d’accroître sa vigilance face à la fièvre de la vallée du Rift, dans un avis publié mercredi 4 mars. Originaire d’Afrique subsaharienne, le virus aurait fait son apparition dans plusieurs pays proches de l’UE.

Dans les pays d’Afrique, cette maladie transmise par les moustiques du genre Culex ou Aedes (dont le moustique tigre, Aedes albopictus), affecte surtout les ruminants, mais peut aussi toucher l’homme. Dans la moitié des cas, elle entraîne chez ce dernier une forte fièvre évoquant la dengue, pouvant se compliquer en formes neurologiques laissant des séquelles.

Dans un avis publié mercredi 4 mars, l’Efsa estime que le risque de voir la fièvre de la vallée du Rift émerger dans l’UE demeure faible, mais appelle à la vigilance. La maladie a notamment connu une flambée à Mayotte: après de premiers cas humains en 2007, elle est revenue en force en 2018, avec une centaine de cas humains et une soixantaine de séries de cas groupés chez des ruminants.

Des animaux exposés dans des pays voisins

De plus, des ruminants testés en Libye, en Tunisie et en Turquie se sont avérés séropositifs pour le virus depuis 2016, suggérant une exposition in situ des animaux, et donc sa possible circulation aux portes de l’Europe. Selon l’Efsa, l’introduction dans l’UE pourrait survenir via des animaux infectés, ou par des moustiques porteurs du virus.

Dans un avis publié en 2012, l’Anses rangeait la fièvre de la vallée du Rift parmi les 21 maladies animales contre lesquelles la France devait mieux s’armer.