Fiat mise sur le GNV

Le 26 mai 2005 par Claire Avignon
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A l'heure où chaque constructeur automobile semble prendre une option sur une technologie alternative aux carburants traditionnels, l'hybridation pour Toyota, le GPL pour Chevrolet, les biocarburants pour PSA, Fiat a décidé de parier sur le gaz naturel pour véhicules.

Un pari qui semble risqué à première vue. Autant en Italie, Fiat se trouve sur un marché du gaz naturel pour véhicules (GNV) dynamique avec un parc de 400.000 véhicules et un flux annuel d'environ 14.000 véhicules; autant en France le marché a toujours du mal à se développer. Le pays ne compte que 7.400 véhicules, pour un total de 550.000 en Europe et de quatre millions dans le monde. Le GNV a bien percé les marchés des bus de ville (environ 1.600) et des bennes à ordures ménagères (BOM) (500).Mais le GNV n'arrive toujours pas à attirer le marché des voitures. L'un des principaux freins provient de l'approvisionnement. Contrairement au gaz de pétrole liquéfié (GPL), le parc de distribution du GNV est encore très discret.

Pourtant les acteurs du GNV, Fiat en premier lieu, espèrent des changements dans les prochains mois. Ainsi, Carrefour devrait équiper un certain nombre de stations service avec un système de distribution du GNV. D'autre part, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) s'est associée avec l'Association française du GNV (AFGNV), le Groupement des autorités responsables de transport, et Gaz de France pour créer en novembre 2004 une dizaine de sites pilotes. Il s'agit de villes comme Strasbourg ou Montpellier qui s'engagent à développer des flottes significatives de GNV en bus, BOM et véhicules et optimiser le réseau de distribution. «Aujourd'hui, les collectivités locales respectent la réglementation qui exige qu'un pourcentage de leur flotte soit GNV, GPL ou électrique, explique Eric Mermier, directeur grands comptes pour Fiat. Certaines passent donc à l'étape suivante qui consiste à équiper l'intégralité de la flotte.»

Du côté des entreprises, Fiat table sur leur volonté de mettre en place une démarche «politiquement correcte»: «Depuis environ un an et demi, nous recevons des demandes d'information d'entreprises qui se veulent civiques, témoigne Eric Mermier. Cependant, ces entreprises restent inquiètes sur la fiabilité de la technologie. Il nous faut encore les rassurer.» C'est pourquoi Fiat forme actuellement un certain nombre de ses techniciens aux technologies du GNV et du GPL pour arriver à un service après-vente de qualité.

En revanche, Fiat ne cible pas dans l'immédiat sur le marché des véhicules particuliers, jugeant le réseau de distribution encore trop faible. L'objectif français de Fiat est de passer de 300 ventes annuelles de voitures GNV à environ 1.500 d'ici deux à trois ans. Pour cela, la société italienne devrait lancer dans les prochains mois une campagne de communication.




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