Fiat Chrysler au coeur d'un nouveau dieselgate

Le 13 janvier 2017 par Stéphanie Senet
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Pour l'instant, 104.000 véhicules sont concernés aux Etats-Unis dont les Jeep Cherokee de 2014 à 2016
Pour l'instant, 104.000 véhicules sont concernés aux Etats-Unis dont les Jeep Cherokee de 2014 à 2016

Le constructeur américano-italien Fiat Chrysler a été accusé, le 12 janvier, d’avoir équipé 104.000 véhicules aux Etats-Unis d’un logiciel permettant de dissimuler leurs émissions réelles.

 

Les amateurs de fraudes industrielles vont être ravis. La série consacrée au dieselgate entame une nouvelle saison avec un premier épisode made in USA. Après la révélation de la fraude de Volkswagen, en septembre 2015, c’est en effet au tour de Fiat Chrysler d’être poursuivi par l’Agence de protection américaine de l’environnement (EPA) pour fraude à la législation sur l’air.

Les véhicules concernés sont les Jeep Grand Cherokee et les camions Dodge Ram 1500 des années 2014, 2015 et 2016. Ils ont été équipés d’un logiciel altérant leurs émissions réelles de dioxydes d’azote. «Le fait de dissimuler un logiciel qui affecte les émissions d’un moteur constitue une grave violation de la loi qui peut se traduire par une pollution néfaste de l’air qu’on respire», a rappelé Cynthia Giles, une responsable de l’EPA.

«Une fois encore, un grand constructeur automobile a pris la décision commerciale de contourner les règles et s’est fait attraper», a commenté la directrice de l’Agence californienne de l’environnement (Carb) Mary Nichols, qui participe à l’enquête aux côtés de l’EPA.

 

3,8 Md€ d’amende

Le constructeur, qui a nié ces accusations tout en exprimant le souhait de régler équitablement cette affaire, encourt une amende supérieure à 4 milliards de dollars (3,8 Md€). Il fait déjà l’objet de deux actions de groupe pour non-respect des normes d’émission de polluants.

L’EPA a déclaré pour sa part qu’elle continuait à enquêter sur l’impact et la nature précise du dispositif mis en place sur ces véhicules.

Cette révélation n’a rien d’une surprise pour le Conseil international sur les transports propres (ICCT), qui avait mis à jour la fraude de Volkswagen aux côtés de l’EPA en septembre 2015. Sa dernière étude montre que la plupart des constructeurs automobiles dépassent les limites d’émission des dioxydes d’azote dans des conditions réelles de conduite, en particulier en Europe.

Renault visé par une information judiciaire
Le dieselgate n’épargne pas la France, où le parquet de Paris a décidé d’enquêter, le 12 janvier, sur les dispositifs utilisés pour contrôler les émissions polluantes de ses véhicules diesel. L’information judiciaire a été ouverte pour «tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l’homme». Les travaux de la commission technique nommée par Ségolène Royal avaient mis en lumière de nombreux dépassements des plafonds d’émission, en particulier pour des véhicules Renault.


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