Feu vert pour le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis

Le 28 juillet 2011 par Geneviève De Lacour
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EDF a obtenu l'autorisation de procéder au démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis, Finistère. Selon le décret du Premier ministre publié le 28 juillet au Journal officiel, l'ensemble des opérations autorisées doit être réalisé dans un délai de 5 ans.

Doyenne des centrales françaises, Brennilis doit servir de test pour les futures autres déconstructions. Ce prototype a été mis en service en 1967 et arrêté en 1985. La centrale est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, ensuite abandonnée au profit des centrales à eau pressurisée.

Le démantèlement partiel du site entrepris en 1996 était gelé depuis une décision de 2007 prise par le conseil d’Etat. Celle-ci annulait un décret de 2006 autorisant le démantèlement complet.

Selon une dépêche AFP publiée aujourd’hui 28 juillet, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) s’est donc déclarée favorable à la reprise du démantèlement partiel de Brennilis, prenant en compte les recommandations de la commission d'enquête publique qui, en mars 2010, avait émis un avis défavorable au démantèlement complet.

Le nouveau texte précise ainsi la liste des opérations autorisées. Il s’agit du démantèlement des échangeurs de chaleur, l'assainissement éventuel et le démantèlement des structures de la station de traitement des effluents (STE), ainsi que les opérations d'assainissement des terres sous-jacentes à la STE ainsi que le démantèlement du hangar à déchets. En revanche, les techniciens ne toucheront pas au bloc du réacteur.

Le décret ministériel précise qu'un bilan de l'opération devra être fourni à l’ASN, 6 mois après la fin des opérations de démantèlement des échangeurs de chaleur. Tout au long du démantèlement, l'exploitant sera également tenu de communiquer régulièrement auprès des populations locales, des collectivités et de la Commission locale d'information (CLI), en particulier. Selon le décret, elle devra informer notamment sur l'avancement des opérations et leur planification, sur le transport des déchets, sur les dispositions prises en matière de protection des travailleurs et de l'environnement.

Jusqu’à présent les associations écologistes ont toujours reproché un manque de transparence, et notamment l’absence d’enquête publique concernant ce démantèlement. Une nouvelle fois, les associations critiquent cette reprise partielle car selon elles, «le démantèlement inclut le démontage de pièces proches du réacteur, notamment les échangeurs».

Enfin, en ce qui concerne le démantèlement total, EDF sera tenue de déposer un dossier de demande d'autorisation avant le 31 décembre 2011 dans lequel elle devra justifier la stratégie de démantèlement retenue.



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