Feu vert européen à la construction de la centrale à gaz de Landivisiau

Le 16 mai 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
La future centrale à gaz de Landivisiau affichera une capacité de 422 MWe.
La future centrale à gaz de Landivisiau affichera une capacité de 422 MWe.
CEB

Au point mort depuis son démarrage, le projet de construction d’un cycle combiné à gaz à Landivisiau reprend des couleurs, à la faveur d’une décision de la Commission européenne.

La nouvelle est tombée lundi 15 mai. Dans un communiqué, la Commission européenne annonce avoir donné son autorisation à la France d’octroyer une aide publique à la Compagnie électrique de Bretagne (CEB) pour construire une centrale électrique à gaz à Landivisiau (Finistère).

Vieux sujet

Le sujet ne date pas d’hier. Co-entreprise formée par Direct-Energie (60%) et Siemens (40%), la CEB avait emporté, en 2012, l’appel d’offres lancé par la Commission de régulation de l’énergie pour la réalisation d’une centrale électrique destinée à sécuriser le délicat approvisionnement de la Bretagne. L’un des piliers du pacte électrique breton, signé en 2010.

400 M€ d’investissements

En contrepartie de l’investissement de 400 millions d’euros, nécessaire à l’érection de cette installation de 422 mégawatts (MW), la CEB avait obtenu une généreuse subvention, de l’ordre de 800 M€, sur 20 ans. Subvention versée en 20 annuités, à condition que le taux de disponibilité atteigne au moins 95%.

Enquête approfondie

En novembre 2015, la Commission avait ouvert une enquête approfondie afin de déterminer si cette mesure était compatible avec les règles communautaires en matière d'aides d'Etat en faveur des mécanismes de capacité.

Hydrauliques. Le même jour, la Commission a également conclu que la prolongation des concessions hydroélectriques accordées par le Portugal à Electricidade de Portugal SA (EDP) ne constituait pas une aide d'Etat. En 2007, le Portugal a prolongé plusieurs concessions hydroélectriques au-delà de leur échéance (2020 en moyenne). Ces prolongations ont été accordées à EDP moyennant paiement de 704 millions d'euros. Cette mesure n'a jamais été notifiée à la Commission. Les 27 centrales hydroélectriques concernées représentent 27% de la capacité de production du Portugal.

Dans leur communiqué, les services de la direction de la concurrence estiment que «la France a démontré la nécessité de la mesure en vue de la construction d'une centrale électrique viable à même de garantir des niveaux de tension suffisants dans cette partie du réseau électrique».

Paris a aussi convaincu Bruxelles que la mesure «permettrait de répondre aux besoins d'approvisionnement dans la région, la production de la centrale pouvant être adaptée et augmentée ou réduite à très court terme afin d'y garantir des niveaux de tension». Le feu vert communautaire est toutefois assorti d’une condition: la CEB ne devra pas vendre son courant, sur la base de contrats à long terme, à EDF.

Premiers travaux en 2018

Malgré la décision de la Commission, la centrale à gaz bretonne n’est pas prête d’être mise à feu. La CEB espère un traitement rapide des recours déposés concernant les autorisations du projet dont la construction. Si tout va bien, les travaux pourraient démarrer au 1er semestre 2018. Initialement, la centrale de Landivisiau aurait dû injecter ses premiers électrons dès cette année.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus