Feu vert au parc éolien offshore dans la baie de Saint-Brieuc

Le 13 janvier 2017 par Stéphanie Senet
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Le parc sera constitué de 62 éoliennes de 216 mètres de haut
Le parc sera constitué de 62 éoliennes de 216 mètres de haut

Le projet de parc éolien offshore, au large de Saint-Brieuc (Côtes d’Armor), a obtenu le 11 janvier un avis favorable de la commission d’enquête publique, assorti toutefois de plusieurs recommandations.

 

Visant à implanter 62 éoliennes de 216 mètres de haut, à plus de 16 kilomètres des côtes, ce projet a fait l’objet d’une enquête publique entre le 4 août et le 29 septembre. Sa capacité installée est de 496 mégawatts (MW) pour une production évaluée à 1.850 gigawattheures (GWh), ce qui permettrait d’alimenter 850.000 personnes en électricité.

 

Pacte électrique breton

Porté par la société Ailes marines, ce projet représente un élément majeur du Pacte électrique breton adopté en janvier 2011, qui vise 3.600 MW de puissance installée en 2020, dont 1.000 MW pour l’éolien offshore. Avec une emprise estimée à 103 km2, son coût s’élève à 2,5 milliards d’euros. Ce parc éolien doit permettre de créer 2.000 emplois, dont 140 pour la seule maintenance.

 

Suivi des ressources halieutiques

Dans son rapport, le commissaire-enquêteur rappelle que le projet doit maintenir les activités de pêche dans son enceinte et que la société Ailes marines sera redevable d’une redevance domaniale de 2,1 M€/an. Elle recommande toutefois de réaliser un état de référence et un suivi des ressources halieutiques.

Par ailleurs, un enfouissement maximal des câbles reliant les éoliennes est seulement préconisé alors que les pêcheurs s’étaient mobilisés pour obtenir un ensouillage total.

 

Pas d’incidences sur les sites Natura 2000

Enfin, si la commission d’enquête relève un «impact paysager important», elle conclut à l’absence d’incidences sur les sites Natura 2000. Elle recommande de réduire les nuisances acoustiques et de mettre en œuvre un dispositif de suivi pour l’eau, les sédiments et la faune.

La demande de Réseau Transport d’électricité (RTE) a également obtenu un avis favorable à condition que l’enfouissement des câbles soit effectué à 1,50 m au minimum sur l’intégralité du tracé sous-marin.

L’avis du cabinet Alter&Go
La dématérialisation de l’enquête publique doit se généraliser, conformément au projet d’ordonnance réformant le dialogue environnemental. «Une version dématérialisée du dossier denquête publique permettra ainsi de toucher un public plus large», analyse David Heinry, directeur associé du cabinet Alter&Go, qui intervient notamment dans le secteur de l’éolien. Le consultant analyse toutefois les limites de la réforme. «Les seuils de déclenchement sont souvent trop élevés. Par exemple, un débat public national ne peut être ouvert que par une pétition de 500 000 citoyens au minimum. Beaucoup de projets ne touchent pas autant de personnes», estime-t-il.  «Il faudrait surtout concerter beaucoup plus, plus souvent et plus en amont, avec des concertations volontaristes organisées par exemple 6 mois avant l’enquête publique et 6 mois après l’avis du commissaire-enquêteur», préconise-t-il.


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