Feu vert à la destruction des barrages sur la Sélune

Le 03 décembre 2014 par Stéphanie Senet
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La Sélune va bientôt retrouver son cours naturel
La Sélune va bientôt retrouver son cours naturel

Le démantèlement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit a obtenu un avis favorable des commissaires-enquêteurs, selon la préfecture de la Manche. La Sélune va pouvoir reprendre son cours, depuis le parc naturel régional Normandie-Maine jusqu'à la baie du Mont Saint-Michel.

Du 15 septembre au 17 octobre 2014, l’enquête publique s’est intéressée à la demande d’autorisation du démantèlement au titre de la loi sur l’eau ainsi qu’à l’intérêt général du projet. Cette destruction, qui vise à rétablir le cours naturel de la Sélune, l’un des premiers bassins à saumon de France, sera particulièrement encadrée. Parmi les sédiments libérés (1,8 million de mètres cubes), la partie contaminée sera ainsi traitée à part et non dispersée dans le fleuve côtier, pour éviter de répéter le désastre observé en 1993, lors de la dernière vidange.

Cette fois-ci, la vidange se déroulera par un abaissement progressif des plans d’eau. Ensuite seulement, les ouvrages seront détruits, permettant à la vallée de reprendre son cours naturel.

 

Un PPRI à mettre en œuvre

 

Face aux inquiétudes des riverains de voir le risque d’inondation augmenter, la commission d’enquête répond que «les études démontrent que la Sélune déborde depuis toujours, avec ou sans la présence de barrages». Elle relève toutefois la nécessité d’élaborer un plan de prévention des risques d'inondation (PPRI) «dans les meilleurs délais», afin d’identifier précisément les aléas potentiels.

Quant à la qualité des eaux postérieure au démantèlement, elle assure dans ses conclusions qu’elle a tout à y gagner, notamment dans la baie du mont Saint-Michel.

Enfin, cette disparition n’aura que très peu d’incidences sur la production hydroélectrique nationale. Les barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit ne produisaient, en 2012, que 0,04% de l’électricité hexagonale.

Prochaine étape, le démantèlement de chaque barrage doit officiellement être autorisé par un arrêté préfectoral. Les travaux, prévus pour 5 ans et pour un montant de 34,1 millions d'euros, pourront alors démarrer.



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