Fessenheim, un «pôle d’excellence» du démantèlement pour Ségolène Royal

Le 21 mai 2014 par Romain Loury
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Fessenheim, un
Fessenheim, un

Ni une «injustice» ni un «préjudice», mais une «chance»: c’est en ces termes que la ministre du développement durable, Ségolène Royal, a qualifié l’arrêt de la centrale de Fessenheim, prévu pour 2016, où elle souhaite fonder un «pôle d’excellence du démantèlement nucléaire».

Auditionnée ce mercredi 21 mai à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête relative aux coûts passés, présents et futurs de la filière nucléaire, Ségolène Royal a été longuement interpellée par deux députés UMP du Haut-Rhin (Michel Sordi et Eric Straumann), soucieux de l’avenir des 2.200 emplois liés à la centrale, la plus ancienne du parc nucléaire français.

«Il y a dans le monde 400 centrales nucléaires à démanteler, nous devons préempter ce marché mondial. Fessenheim peut être un site expérimental, un site du futur du démantèlement des centrales», a jugé la ministre, qui y voit la possibilité de mettre en place «un pôle d’excellence du démantèlement nucléaire». Avec Fessenheim, EDF disposera d’«un site à faire visiter, d’un site à valoriser».

Ségolène Royal s’est engagée à mettre en place «un groupe de préfiguration», afin que «ce problème soit réglé sur la base d’un projet contractuel, avant les débats sur la loi de transition énergétique» [1]. Selon elle, «il n’y a pas de raisons que [le démantèlement de Fessenheim] coûte, cela peut même rapporter», a-t-elle ajouté, interrogée sur le coût de l’arrêt de Fessenheim.

Force est de constater que cette proposition n’arrive pas dans un domaine totalement vierge. En janvier 2013, Veolia Environnement a signé un accord de collaboration avec le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), en vue de se lancer dans le démantèlement et l’assainissement des installations nucléaires (voir le JDLE). Et ce en concurrence avec le Centre d’ingénierie de déconstruction et environnement (Ciden) d’EDF, déjà implanté sur les 9 centrales françaises à l’arrêt.

[1] Le projet de loi doit être déposé à l’Assemblée nationale début juillet, avec des débats prévus à l’automne.



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