Fessenheim: un coup de pouce financier pour l’après-nucléaire

Le 04 octobre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Fessenheim ne devrait pas fermer avant la fin 2019. Au mieux.
Fessenheim ne devrait pas fermer avant la fin 2019. Au mieux.
EDF

La centrale nucléaire alsacienne ne devrait pas être mise à l’arrêt avant la fin de l’année prochaine. Au mieux.


Nouvelle séance de calinothérapie, en Alsace, pour Sébastien Lecornu. Ce jeudi 4 octobre à Colmar, le secrétaire d’Etat a dévoilé de nouvelles mesures d’accompagnement de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Après avoir lancé un appel d’offres photovoltaïque de 300 mégawatts crête (MWc) sur le territoire du Haut-Rhin, le gouvernement veut soutenir l’activité économique, notamment en étendant la zone des aides à fiscalité régionale. Ce qui permettra de mettre en place une aide d’Etat de 15.000 euros par emploi créé autour de la future ex-centrale nucléaire.

En complément, le gouvernement prévoit d’intégrer au projet de loi de finances 2019 (PLF) la création d’un dispositif d’intervention territorial, doté de 10 M€ pour l’année prochaine. Cet argent sera géré par une société d’économie mixte franco-allemande qui devra financer des initiatives devant s’implanter dans une zone de 200 hectares, située autour de la centrale, «dont 30 ha seront disponibles dès le 1er janvier 2020», a indiqué Sébastien Lecornu.

PLF toujours: les parlementaires devront aussi valider la création d’une disposition fiscale permettant de maintenir les ressources fiscales de l’intercommunalité de Fessenheim jusqu’en 2023. Ensuite, les dotations diminueront progressivement. Le coût de ce coup de pouce sera supérieur à 30 millions sur 10 ans.

Interrogé sur la date de fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire de France, le secrétaire d’Etat a rappelé qu'elle coïnciderait avec le démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), plutôt «fin 2019».

Le secrétaire d’Etat n’avait sans doute pas entendu son ministre de tutelle. Quelques heures plus tôt, François de Rugy avait laissé entendre, sur les ondes de France Info, que la centrale alsacienne pourrait finalement n’être définitivement arrêtée qu’en 2022. En principe, le réacteur EPR devrait être mis en service qu’en 2020. C’est la première fois que les sorts des deux centrales sont officiellement dissociés. De bon augure à quelques jours de la publication du projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).



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