Fessenheim ne fermera pas tout de suite

Le 10 mars 2011 par Célia Fontaine
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La plus vieille centrale nucléaire française inquiète ses voisins. En octobre 2008, l'Association trinationale de protection nucléaire (ATPN) a saisi la justice administrative après que le ministère de l'écologie avait rejeté sa demande d'un arrêt immédiat et définitif de l'installation située dans le Haut-Rhin. Mais le 9 mars, le tribunal administratif de Strasbourg a également rejeté cette demande, rapporte l’AFP.

L'ATPN, qui représente des particuliers, des associations écologistes et des communes suisses, allemandes et françaises, craint la multiplication des incidents et la mise en danger des riverains. Mise en service en 1977 et aujourd’hui vétuste, la centrale est en effet exposée à des risques sismiques et des risques d'inondation.

Selon Corine Lepage, avocate de l’association, l’installation n’est aujourd’hui plus aux normes, reposant sur des arrêtés de 1970. Elle n’aurait pas de double enceinte de confinement ni de tour de réfrigération, et rejetterait des effluents radioactifs, en violation de la loi sur l'eau de 1992.

Mais selon le tribunal, l'association n'a pas fait la démonstration que ces rejets ne pouvaient être évités que par la mise à l'arrêt définitif de la centrale. Il faudrait donc pointer plus précisément les failles de sécurité de la centrale et les moyens d'y remédier.

En avril prochain, l'Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) se prononcera sur la prolongation ou non de l'activité d’un des réacteurs de la centrale pour les 10 années à venir.



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