Fessenheim: les Suisses n’y croient pas

Le 28 mai 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pas de fermeture?
Pas de fermeture?

 

Le parc électronucléaire d’EDF ne lui appartient pas totalement. Des électriciens -belge, allemand et suisses- détiennent, en effet, des participations dans plusieurs centrales françaises.

Aujourd’hui filiale d’Engie (ex-GDF Suez), Electrabel dispose de droits de tirage sur les centrales du Tricastin et de Chooz. Ayant récupéré quelques actifs hexagonaux d’EnBW (ex-filiale allemande d’EDF), E.ON peut soutirer un peu moins de ce que produit un réacteur de 900 mégawatts. Depuis 1987, les Suisses Alpiq (dont EDF possède plus de 20% du capital) et Axpo collectent, via leur filiale commune «Centrales nucléaires en participation», environ 10% de la production des 4 réacteurs de Cattenom.

A Fessenheim, trois électriciens suisses (Alpiq, Axpo et BKW) se partagent 15% du courant injecté par la plus ancienne des centrales tricolores. Mais ce n’est pas tout. Comme «actionnaires», ils cofinancent les travaux d’amélioration de la sûreté, comme ceux réalisés ces dernières années dans l’installation alsacienne.

Très satisfaits de cette collaboration, les électriciens suisses n’envisagent pas qu’elle cesse de sitôt. Interrogé par le JDLE, René Scholl n’en démord pas: «EDF gère ce patrimoine dans l’intérêt de tous ses actionnaires. Je ne crois pas que l’état français aille à l’encontre des intérêts d’EDF», estime le responsable de la gestion des actifs de BKW, la puissante régie du canton de Berne.

Néanmoins, l’hypothèse selon laquelle la centrale fermerait tout de même ses portes dans les prochaines années n’est pas considérée comme catastrophique: «De toutes façons, cela a été et reste un bon investissement pour BKW», sourit-il.

Quel que soit l’épilogue de l’histoire, l’électricien bernois nourrit toujours quelques ambitions transalpines. Sa filiale française entend participer au capital des sociétés d’économie mixte (dont la création est prévue par le projet de loi sur la transition énergétique française) qui exploiteront les barrages français. Elle est en outre à la recherche de capacités de production éolienne. «Nous souhaitons acquérir entre 100 et 200 MW», confirme Pierre Plumejeau, directeur de BKW France.



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