Faut-il évaluer les risques du purin d’ortie?

Le 21 septembre 2006 par Agnes Ginestet
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Dans un communiqué du 20 septembre, le ministère de l’agriculture a tenu à repréciser le contenu de l’article 70 de la loi d’orientation agricole suite à la polémique actuelle autour du purin d’ortie, parfois utilisé comme engrais naturel et antiparasite dans les jardins.

Le 31 août, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a interrogé Eric Petiot, paysagiste-élagueur de l’Ain, et son domicile a été perquisitionné. La raison: il faisait la promotion du purin d’ortie, notamment à travers ses livres et auprès de stagiaires.

Or l’article 70 prévoit que pour les produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives destinées au traitement des plantes, «toute publicité commerciale et toute recommandation (…) ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché». Selon le ministère chargé de l’agriculture, réaliser soi-même des préparations pour une utilisation personnelle, donner la recette de la préparation ou promouvoir ces procédés naturels auprès des particuliers sont des pratiques autorisées. Mais on ne peut pas commercialiser ou distribuer même gratuitement ces produits car une autorisation préalable est requise, incluant une évaluation des risques pour l’utilisateur, le consommateur et l’environnement.

L’inspection menée chez Eric Petiot «visait à déterminer la nature exacte des activités de l’entrepreneur» a indiqué le ministère chargé de l’agriculture. L’association Consommation logement et cadre de vie a indiqué qu’en interdisant «toute publicité commerciale et toute recommandation» pour les produits phytopharmaceutiques naturels très utilisés par les jardiniers domestiques et les agriculteurs du bio, les services de contrôle de l’Etat jouent le jeu des industriels de la chimie, en parfaite contradiction avec la stratégie de développement durable prônée par ailleurs.

Le ministère chargé de l’agriculture affirme avoir initié depuis environ 18 mois un groupe de travail au niveau communautaire en vue de trouver des solutions pour homologuer les produits traditionnels de protection des plantes.


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