Fast-food: des hamburgers moins salés en France

Le 25 avril 2012 par Romain Loury
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D'un pays à l'autre, le Big Mac n'est pas salé pareil.
D'un pays à l'autre, le Big Mac n'est pas salé pareil.

La teneur en sel des produits vendus dans les fast-food varie d’un pays à l’autre, même au sein d’une même chaîne de restaurants, révèle une étude publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ).

Etats-Unis en tête, France en dernière position: d’un pays à l’autre, le sel, accusé de favoriser le risque cardiovasculaire, est plus ou moins présent dans les divers burgers et pizzas. La preuve que l’industrie du fast-food dispose encore d’une grande marge de progression afin d’en diminuer la teneur.

Dans leur étude, Elizabeth Dunford, de l’université de Sydney (Australie), et ses collègues ont analysé plusieurs types de produits -burgers, sandwiches, frites, salades, pizzas- vendus aux Etats-Unis, au Canada, Royaume-Uni, Australie, Nouvelle-Zélande, et en France par 6 chaînes de fast-foods -Burger King, Domino’s Pizza, Kentucky Fried Chicken, McDonald’s, Pizza Hut et Subway.

Tous produits et restaurants confondus, c’est la France qui s’en tire le mieux, avec seulement 1,1 gramme de sel pour 100 grammes de produit (g/100 g). Le Royaume-Uni la suit de peu (1,2 g/100 g), tandis que les Etats-Unis sont les plus mal lotis, avec une teneur de 1,5 g/100 g. Quel que soit le pays, les produits à base de poulet sont les plus salés (1,6 g/100 g), loin devant les salades (0,5 g/100 g).

Mais la grande surprise vient des différences que peut présenter un même produit d’un pays à l’autre: les Chicken McNuggets de McDonald’s sont près de trois plus salés aux Etats-Unis (1,6 g/100 g) qu’au Royaume-Uni (0,6 g/100 g)! Quant au BigMac, il est un peu moins relevé en France qu’ailleurs, à 1 g/100 g contre 1,2 g/100 g aux Etats-Unis.

Ces variations sont renforcées par la taille des portions, différente d’un pays à l’autre. L’une des pizzas analysées -dont les chercheurs n’indiquent ni le restaurant ni le pays- dépassait ainsi 10 g de sel, bien au-dessus des 4 g censés suffire chaque jour à un adulte, suivant les apports nutritionnels conseillés (ANC).

«Pour la plupart des produits analysés, il existe clairement une possibilité de reformulation généralisée, vers le bas de la gamme de sel», sans perte de goût pour le consommateur, commentent les chercheurs. Autre moyen d’action: réduire la taille des portions, ce qui aurait aussi un bénéfice contre le surpoids.

En France -comme dans d’autres pays développés-, la consommation de sel dépasse largement les ANC: selon les dernières données françaises, celles de l’étude Inca 2 de 2007, elle serait en moyenne de 7,7 g par jour.



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