Facebook, réseau social et carboné
Le 02 septembre 2010 par Valéry Laramée de TannenbergLe directeur exécutif de Greenpeace n’est pas content des performances environnementales de Facebook. Et le fait savoir. Dans un courrier adressé, en début de semaine, à Mark Zuckerberg, Kumi Naidoo appelle le fondateur du maxi réseau social à alléger l’empreinte climatique de son entreprise.
En cause, un contrat de fourniture d’électricité, conclu entre l’entreprise de Portland (Oregon) et l’électricien local PacificCorp. Selon Greenpeace, 83% de l’électricité produite par PacificCorp l’est par des centrales au charbon. Ce que dément l’entreprise qui affiche seulement 58% de capacités installées au charbon (un peu plus que la moyenne américaine).
Quoi qu’il en soit, l’organisation écologiste veut obliger Facebook, qui ne cesse d’accroître son parc de data centers, à verdir ses approvisionnements d’électrons. Pour ce faire, l’ONG basée à Amsterdam a créé une page sur Facebook appelant ledit réseau à ne pas acheter d’électricité générée par des installations brûlant du charbon. Depuis la fin du mois d’août, cette page revendique plus de 284.000 amis (deux fois moins que le comptage effectué par Greenpeace). Sera-ce suffisant pour faire plier Mark Zuckerberg ?
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