Face au changement climatique rapide, arbres et oiseaux s’adaptent vite

Le 11 juillet 2013
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Des mésanges charbonnières.
Des mésanges charbonnières.
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Le changement climatique en cours est d’une rapidité sans égale dans l’histoire, ce qui place les espèces vivantes face à des contraintes d’adaptation très serrées. Certains arbres, selon une étude publiée dans Nature, y feraient face en adaptant leur consommation d’eau aux réalités climatiques. En clair, en «buvant» moins quand la quantité d’eau disponible diminue, ce qui les rendrait plus résilient en cas de sécheresse et de montée des températures. Ces recherches, menées par Trevor F. Keenan, de la Macquarie University à Sydney (Australie), mettent également en lumière les conséquences de ce phénomène: les arbres relarguent moins de vapeur d’eau dans l’atmosphère, participant dans une moindre mesure à la formation des précipitations et au renforcement de l’effet de serre.

 

Le scientifique a analysé les échanges gazeux de forêts situées dans l’hémisphère nord (milieux tempérés et forêts boréales) et mis en évidence la capacité de feuilles à maintenir un niveau à peu près constant de CO2 au niveau des stomates, quelle que soit la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. L’évaporation diminue, pendant que la photosynthèse augmente.

 

 

Une autre étude, publiée dans Plos One, fait de la mésange charbonnière (Parus major) un modèle d’adaptation des oiseaux . Les changements rapides auxquels font face ces oiseaux, qui affectent tant leur subsistance que leur reproduction, seraient une traduction de capacités rapides d’évolution. Les mésanges ont un besoin vital de certaines chenilles pour nourrir leurs petits. Des chenilles elles-mêmes touchées par les effets des changements climatiques. Les scientifiques ont observé que les oiseaux pondent leurs œufs entre une à deux semaines plus tôt qu’il y a 50 ans, en phase avec les chenilles qui apparaissent plus précocement. Cette tactique leur permettrait de survivre à un réchauffement de 0,5 degré par an (jusqu’à une certaine limite).

 

«Nous devrions être particulièrement inquiets pour les espèces qui se reproduisent lentement, pour lesquelles la nécessité d’inventer la bonne réponse à l’environnement est particulièrement crucial», prévient Ben Sheldon, l’un des auteurs de l’étude. «L’un des domaines clés à étudier, c’est de comprendre pourquoi certaines espèces répondent correctement au changement et d’autres par de mauvaises stratégies.»

 



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