Fabius veut faire de la COP 21 une «conférence de solutions»

Le 19 février 2014 par Stéphanie Senet
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Des "solutions" pour mieux cacher une absence d'objectifs?
Des "solutions" pour mieux cacher une absence d'objectifs?

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a présenté ses priorités pour le sommet climatique de 2015 (COP 21), à l’occasion d’une réunion organisée le 18 février au quai d’Orsay, en présence de 150 représentants d’entreprises, de syndicats, d’associations environnementales, de solidarité internationale, et de parlementaires.

En présence de ses homologues en charge du développement et de l’écologie, Laurent Fabius a déclaré que la COP 21 devait avoir «un caractère offensif», «être issue d’une démarche collective» et «afficher une position commune en Europe».

Pour le côté offensif, le chef de la diplomatie estime que la COP 21 devra se conclure sur «un objectif contraignant». Tout en se gardant bien d’annoncer un chiffre.

Au chapitre collectif, le locataire du Quai d’Orsay ne veut pas répéter l’échec de Copenhague, véritable épée de Damoclès des négociations climatiques. Pour ce faire, Laurent Fabius (comme son homologue américain d’ailleurs) multiplie les contacts avec la Chine –où il se rend les 19 et 20 février- et avec les Etats africains, pour éviter les cafouillages de dernière minute. Il attend par ailleurs les résultats des élections intermédiaires américaines, qui se tiendront début novembre, avant de rencontrer le secrétaire d’Etat John Kerry.

 

L’ancien Premier ministre a confirmé que la France était prête à signer au plus vite un accord sur le nouveau paquet Energie Climat 2030, présenté le 22 janvier par Bruxelles, «quitte à faire des compromis». Pour Morgane Creach, directrice du réseau Action Climat (RAC-France), c’est le signe d’un manque d’ambition et d’un véritable pas en arrière par rapport au paquet européen adopté il y a 5 ans. Pas question pour Paris d’aller chercher un objectif plus ambitieux que les 40% d’émissions en moins en 2030 par rapport à 1990 (proposés par la Commission), et de les compléter par deux objectifs contraignants en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique. Ce «petit paquet» bénéficie d’ailleurs du soutien du ministre de l’écologie Philippe Martin, qui a déclaré à l’auditoire qu’il s’agissait d’un «paquet réaliste».

La lettre de cadrage adressée ce jour au ministre des affaires étrangères reste vague, elle aussi. Elle préconise de déboucher, lors de la conférence de décembre 2015, «sur un accord universel engageant la communauté internationale à limiter l’augmentation de la température à 2°C».

Malgré ce manque de propositions, Laurent Fabius espère que la COP 21 sera «la conférence des solutions». Craignant l’absence de consensus sur des objectifs ambitieux, il espère que ce rendez-vous mettra en lumière les moyens de réduire les émissions de GES, «au risque de faire de la publicité à certaines entreprises au détriment d’engagements communs», craint Morgane Creach.

 



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