Extinction des feux pour les bureaux, commerces et façades

Le 30 janvier 2013 par Stéphanie Senet
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Les Champs-Elysées sont classées dans les zones de dérogations
Les Champs-Elysées sont classées dans les zones de dérogations

L’arrêté officialisant l’extinction nocturne des bureaux, commerces et bâtiments, à partir de juillet prochain, a enfin été publié ce 30 janvier au Journal officiel.

Le projet de texte, mis en consultation en juillet 2012 (voir JDLE), prévoyait une entrée en vigueur au 1er janvier 2013. L’idée, quant à elle, est issue du Grenelle de l’environnement.

Cette nouvelle réglementation concerne à la fois l’éclairage intérieur et extérieur des bâtiments non résidentiels.

A l’intérieur des locaux à usage professionnel, les feux devront désormais être éteints au plus tard une heure après la fin d’occupation.

Pour les façades des bâtiments (monuments, mairies, gares, etc.), la limite est fixée à 1h du matin. L’allumage ne doit pas intervenir avant le coucher du soleil.

Quant aux vitrines des magasins (commerce et exposition), elles doivent s’éteindre au plus tard à 1h ou une heure après l’occupation, si celle-ci est plus tardive.

Le matin, ce n’est qu’à 7h (ou une heure avant le début de l’activité si celle-ci commence plus tôt) qu’elles pourront s’allumer. Les hôtels ne sont pas concernés.

Une exemption est prévue pour les éclairages destinés à assurer la protection des biens (comme les dispositifs de détection de mouvement). Des dérogations peuvent aussi être décidées par les préfets, notamment pendant la période de Noël ou dans 41 zones ou communes touristiques définies par le ministère de l’écologie.

Cette mesure de sobriété devrait permettre d’économiser 2 térawattheures d’énergie par an selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Cela représente la consommation électrique annuelle de 750.000 ménages et l’émission de 250.000 tonnes de CO2.

Le bilan précis du dispositif sera réalisé en janvier 2014.

Selon la fédération France Nature Environnement, la pollution lumineuse progresse fortement en France. Le nombre de points lumineux s’est en effet accru de 30% entre 2000 et 2010 pour atteindre 9 millions de spots. Cette pollution a des conséquences sur la santé humaine (voir JDLE) ainsi que sur la biodiversité (en particulier les insectes, voir JDLE).

 



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