Extension de la réserve naturelle des Terres australes françaises

Le 07 novembre 2016 par Stéphanie Senet
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Une baie de l'archipel de Crozet
Une baie de l'archipel de Crozet

Le projet d’extension de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises a franchi une nouvelle étape avec la signature du décret par le ministère de l’écologie, selon un communiqué daté du 3 novembre.

 

Créée par le décret du 3 octobre 2006, cette réserve recouvre les archipels de Crozet et de Kerguelen, ainsi que les îles Saint-Paul et Amsterdam. Soit 22.700 kilomètres carrés situés dans l’Océan indien. La loi pour la reconquête de la biodiversité permettant d’étendre ces réserves jusqu’à la zone économique exclusive, elle regroupe désormais 672.143 km2, dont 7.700 km2 de partie terrestre, pour «pérenniser le rôle des écosystèmes dans l’atténuation des changements climatiques».

Le projet d’extension avait été mis en consultation sur le site du ministère de l’écologie du 21 septembre au 12 octobre derniers.

Selon le décret, il est partout interdit d’introduire des animaux marins, et de porter atteinte, prélever ou déranger la faune marine «sauf autorisation de l’Etat délivrée à des fins scientifiques ou de sécurité». Idem avec les végétaux marins. Sont également prohibés: la destruction, mutilation, capture ou enlèvement et naturalisation des oiseaux et mammifères marins ainsi que leur transport, colportage, utilisation, mise en vente ou achat, sauf dérogation de l’Etat. Il est aussi interdit de déposer tout produit de nature à nuire à la qualité de l’eau et de l’air ou à l’intégrité de la faune et de la flore marines, de jeter tout déchet ou de troubler la tranquillité des lieux.

En matière de pêche, il est interdit de capturer des raies et des requins et d’utiliser des filets maillants. Seule est autorisée la pêche prévue par un arrêté.

 

Une petite partie fermée à toute activité

«Au sein de cette immense zone, 100.000 km2 seront fermés à toute activité humaine, à l’intérieur des zones de protection marine renforcées. Cette superficie ne pouvait soi-disant pas être plus importante à cause du manque de moyens de surveillance de l’administration des Terres australes et antarctiques», précise Nicole Aussédat, chargée de mission pour l’ONG Pew. Si toute activité de pêche professionnelle et de loisir y est théoriquement interdite, des activités scientifiques ou liées à la gestion, à la découverte et à l’animation de la réserve restent possibles dans des conditions fixées par l’Etat.

 



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