Explosion d’une usine chimique près de Boston

Le 24 novembre 2006 par Claire Avignon
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Dans la nuit du 22 au 23 novembre, une installation qui fabrique des solvants a explosé, ne faisant que quelques légers blessés.

Une dizaine de blessés légers, 90 maisons endommagées dont environ 25 complètement détruites. Une demi-douzaine de bureaux d'entreprise également touchés. C'est le bilan de l'explosion d'une usine chimique de fabrication de solvants et d'encres qui a eu lieu mercredi 22 novembre à 3 heures du matin (10 h du matin en France), à Danvers (environ 35 kilomètres de Boston -Massachusetts), sur la côte nord-est des Etats-Unis. L'usine était heureusement vide au moment de l'accident. Les blessés sont des riverains. Selon les témoins interrogés par la presse locale, l'explosion a été entendue jusqu'à plus 30 kilomètres de distance.

Les autorités locales et fédérales doivent désormais gérer l'après-catastrophe. Le Bureau de sureté chimique (CSB), une agence fédérale indépendante, est chargé de l'enquête qui doit commencer vendredi 24 au matin, le 23 novembre étant férié (Thanksgiving). Les facteurs techniques, mais aussi organisationnels et humains, devraient être passés au peigne fin. Mais les pouvoirs publics ont déjà annoncé qu'il faudrait probablement plusieurs semaines pour connaître la cause exacte de l'explosion. Parallèlement, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) effectue des analyses de l'eau et de l'air pour évaluer les risques pour la population locale. Les premiers résultats seraient rassurants.

L'explosion n'a rien de comparable avec l'explosion de l'usine AZF, le 21 septembre 2001, qui a fait 30 morts et des milliers de blessés. Mais des similitudes apparaissent dans le contexte: dans les deux cas, l'urbanisation a eu lieu avant la mise en place d'une réglementation. Résultat: les quartiers mélangent industries dangereuses et zones pavillonnaires. En France, la prise de conscience suite à la catastrophe d'AZF a abouti à l'adoption de la loi risques (1) puis à la mise en oeuvre de 421 plans de prévention des risques technologiques (PPRT) qui doivent permettre, d'ici 30 ans, de maîtriser les risques issus de la cohabitation.



(1) Loi n°2003-699 du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages




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