Exploration de gaz de schiste: des élus d’Ile-de-France s’y opposent

Le 27 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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Les pétroliers explorent les gaz et huiles de schiste dans les réservoirs carbonatés du Dogger et ceux gréseux du Trias
Les pétroliers explorent les gaz et huiles de schiste dans les réservoirs carbonatés du Dogger et ceux gréseux du Trias

Des élus de gauche du Val-de-Marne se sont opposés aujourd’hui 27 mars à la délivrance à la société Poros d'un permis de recherche d'hydrocarbures en Ile-de-France. Ils craignent que cela n'ouvre la porte à des forages pour exploiter gaz et pétrole de schiste.

«Il faut se mobiliser pour que le paysage du Val-de-Marne ne soit pas défiguré et éviter un désastre écologique», indique Jacques Perreux, conseiller général EELV et président de la commission Environnement de l'assemblée départementale.

L'élu a présidé ce mardi matin à Créteil une audition des représentants des services de l'Etat chargés de l'instruction du permis de recherche d'hydrocarbures dit «de Chevry», qui concerne une partie du Val-de-Marne. Selon lui, l'instruction du permis, qui couvre une zone de 395 kilomètres carrés en Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Essonne, n'a pas fait l'objet d'une concertation suffisante avec les élus locaux.

«On craint qu'ils ne recherchent pas du pétrole conventionnel mais de l'huile de schiste. Ils ont reconnu que, quand on recherche l'un, on cherche l'autre. C'est clair qu'il y a une volonté très forte des pétroliers à rechercher ces gaz et huiles de schiste comme ils le font aux Etats-Unis», ajoute Jacques Perreux.

Un récent rapport du ministère de l’écologie (voir JDLE) recommande de recueillir des données pour connaître les ressources potentielles et la possibilité éventuelle d'une exploitation du gaz et de l’huile de schiste dans le Bassin parisien.

«Ce document considère que c'est en région parisienne qu'il faut chercher et qu'il faut s'appuyer sur les permis délivrés», affirme Joseph Rossignol, vice-président PG du conseil général. «Tout est fait pour aller doucement vers la fracturation hydraulique», poursuit-il, indiquant qu'il déposera un recours auprès du gouvernement et qu'il contestera le permis devant la justice administrative s'il est accordé à Poros.

 

 

 



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