Expertise sur le nickel en Nouvelle-Calédonie

Le 06 mai 2005 par Claire Avignon
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Depuis 2001, un gros projet d'extraction et de traitement de nickel doit voir le jour en Nouvelle-Calédonie. Mais de nombreux obstacles financiers et environnementaux empêchent la réalisation des travaux.

Selon l'AFP, l'usine hydrométallurgique de nickel de Nouvelle-Calédonie, prévue pour 2007, va faire l'objet d'une contre-expertise environnementale. Ce qui devrait encore retarder les travaux de construction du projet, nommé Goro nickel, estimé à 1,9 milliard de dollars (1,5 milliard d'euros). Il rassemble le groupe canadien Inco (69%), les Japonais Sumito metal mining et Mitsui (21%) et la Société de participation minière du sud calédonien ou SPMSC (10%) qui appartient aux trois provinces (1). L'usine doit traiter les 57 millions de tonnes de métal de la mine située au sud de l'île.

L'expertise doit être confiée à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) et Géosciences. Le comité Rhéébu Nùù, qui représente le peuple autochtone Kanak, a milité pour que des études supplémentaires et francophones soient réalisées. L'importance du projet explique cette nouvelle étape, malgré les études d'impact et de danger réalisées par Inco. La société minière prévoit de développer une mine de nickel et cobalt à ciel ouvert (5 millions de tonnes par an de minerai brut), de construire une usine de traitement, un port en eau profonde, et l'infrastructure nécessaire pour commercialiser le gisement.



Selon l'APF, le président d'Inco, Scott Hand, a donné son accord pour cette nouvelle étude. Le projet a débuté en 2001. Mais, en 2002, Inco a décidé de suspendre les travaux et de procéder à un réexamen complet face à l'augmentation du coût prévisionnel de Goro nickel. C'est seulement le 19 octobre dernier que l'entreprise canadienne a annoncé vouloir continuer le projet.



Malgré les impacts environnementaux éventuels, la France et la Nouvelle-Calédonie ont fait de gros efforts financiers pour accueillir cette infrastructure qui pourrait créer 778 emplois directs occupés à 90% par des Calédoniens et plus de 1.500 emplois indirects. Ainsi, le projet devrait bénéficier de 350 millions de dollars des pouvoirs publics sous forme de défiscalisation grâce à la loi Girardin.





(1) Province sud, province nord et province des îles




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