Expérimentation animale: il faut d’autres méthodes de substitution

Le 14 septembre 2011 par Célia Fontaine
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Plus de 200 millions d’euros ont été alloués ces 20 dernières années à la recherche européenne pour trouver des méthodes de substitution à l’expérimentation animale, indique un rapport de la Commission présenté le 13 septembre au Parlement et au Conseil européens.
 
La directive Cosmétique de 1976 a prévu d'éliminer progressivement le recours à l’expérimentation animale pour tester les produits de beauté. Elle interdit depuis 2004 les essais sur les animaux des produits cosmétiques finis et des ingrédients cosmétiques, tout en interdisant la mise sur le marché de l’Union européenne de ces produits testés. Les expérimentations «indépendamment de la disponibilité de méthodes alternatives aux expérimentations sur les animaux» ont dû, quant à elles, prendre fin en mars 2009.
 
S’il est également interdit de vendre, dans l’UE, des produits cosmétiques contenant des ingrédients testés sur des animaux après mars 2009, quel que soit le lieu de l’expérimentation, des lacunes subsistent concernant les effets complexes de ces cosmétiques sur la santé (toxicité par doses répétées ou toxicité pour la reproduction par exemple), pour lesquels une interdiction de commercialisation entrera en vigueur en mars 2013.
 
«Des méthodes de substitution validées sont désormais disponibles pour l’identification de substances corrosives, de produits irritants pour la peau et de puissants irritants oculaires, pour étudier la phototoxicité cutanée et la pénétration cutanée ainsi que pour évaluer la génotoxicité. Des avancées significatives ont été enregistrées dans la réduction du nombre d’animaux utilisés pour l’expérimentation, par exemple dans les tests de toxicité aigüe», précise le rapport.
 
Mais il faut trouver d’autres substituts pour éviter de recourir aux animaux. Selon les scientifiques, une substitution totale est impossible, mais «des stratégies de substitution partielle peuvent être mises en place, ainsi qu'une 'boîte à outils' de méthodes d'expérimentation à améliorer jusqu'à ce que l'objectif soit atteint», précise la Commission.
 

Le rapport n’a pas pour but de reculer la date butoir, mais de prévoir quels effets aura l’entrée en vigueur de l’interdiction complète de commercialisation en 2013, en l’absence de méthodes de substitution. Une proposition sera vraisemblablement faite d’ici la fin de l’année.



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