Evaluation des risques liés aux substances à but nutritionnel ou physiologique : avis de l'Anses

Le 29 juin 2011 par Foodsafety Vigilance
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Publié le 24/06/2011 par Eglantine de Carpentier

Produits ajoutés aux aliments > Ingrédients

 

Le 26 mai 2011, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu un avis relatif à l'évaluation des risques liés aux substances à but nutritionnel ou physiologique dans l'objectif de restreindre ou interdire leur emploi dans les denrées alimentaires. La saisine se place dans le cadre du règlement européen n° 1925/2006 du 20 décembre 2006 relatif à l’enrichissement des denrées alimentaires en vitamines et minéraux et en autres substances et ingrédients les contenant.
L’Anses a ainsi  retenu quatre familles de substances pour illustrer la complexité de l’évaluation des risques liés à l’enrichissement des denrées alimentaires en "autres substances" : acides aminés, fibres ou autres glucides, acides linoléiques conjugués (CLA) et phyto-estrogènes.
 
Plusieurs points critiques ressortent de cette évaluation :
- la complexité du métabolisme des acides aminés et l’imbrication dans de nombreuses voies de signalisation, la carence de données toxicologiques alors que de nombreux dangers sont identifiés ;
- la difficulté à extrapoler les données d’une population à une autre ;
- la nécessité de réaliser une évaluation des risques spécifique à chacune des
substances appartenant à une même famille. 
 
De manière générale, l’Anses considère que l’enrichissement des aliments de consommation courante en substances à but nutritionnel ou physiologique ("autres substances") ne peut être envisagé que dans les deux cas suivants :
- s’il existe une inadéquation des apports dans la population générale ou dans un sous groupe de la population pour les nutriments pour lesquels il existe des valeurs nutritionnelles de référence (ANC) ;
- si un intérêt nutritionnel/physiologique spécifique est démontré.
 
Dans ces situations, l'Anses précise qu'une évaluation des risques liés à l’addition de vitamines et minéraux et d’"autres substances" aux denrées alimentaires est nécessaire afin d’assurer une sécurité maximale au consommateur au regard des données disponibles. L’Anses estime également que cette évaluation du risque en vue d’un enrichissement possible devrait être conjointe à l’évaluation du bénéfice.
 
Source : Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à l'évaluation des risques liés aux substances à but nutritionnel ou physiologique dans l'objectif de restreindre ou interdire leur emploi dans les denrées alimentaires, 26 mai 2011
 


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