Européennes: Pascal Durand lance la campagne EELV en Île-de-France

Le 04 avril 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Quatre mois après son éviction de la tête d’Europe Ecologies-les Verts, Pascal Durand revient en politique. Avec éva Joly et Mohamed Mechmache, il mène la liste francilienne de son parti. Entretien exclusif.

Allez-vous mettre du concret dans vos propositions pour l’Europe?

Et comment! Nous organisons d’ailleurs notre conférence de lancement entre l’aérostat d’Airparif et une péniche mouillée dans la Seine. Cela symbolisera les deux thématiques que nous porterons durant cette campagne: la préservation de la qualité de l’air et de l’eau.

 

Quel rapport avec l’Europe?

On l’oublie trop souvent, notamment en France, c’est l’Europe qui établit les normes de qualité de l’air et de l’eau et fait avancer le droit de l’environnement. Nous voulons défendre cette Europe-là qui, à son échelle, fait progresser l’écologie du quotidien.

 

Une écologie du quotidien souvent maltraitée…

Effectivement, et souvent à cause de l’action de certains lobbys.

 

C’est-à-dire?

Regardons la qualité de l’air. A certaines saisons, elle est dégradée par les particules fines dont la plupart sont issues des pots d’échappement des véhicules roulant au gazole. Or nous ne jetons pas l’opprobre sur les automobilistes, qui ont été rejetés des centres-villes et à qui l’on a dit, des décennies durant, d’acheter des voitures diesel. Ce que nous voulons, c’est contrer l’action de ces groupes de pression qui, pour défendre leurs intérêts, économiques (constructeurs automobiles) ou catégoriels (syndicats et partis politiques), transforment les victimes en coupables. C’est pour cette raison qu’éva Joly, dont l’engagement contre les conflits d’intérêt est incontestable, s’engage avec moi. Même chose pour mon autre co-listier, Mohamed Mechmache qui, par son combat en faveur des banlieues, rappelle que ce sont toujours les plus modestes qui sont les premières victimes de la dégradation de l’environnement.

 

Qui sont les victimes, qui sont les coupables?

Lors des pics de pollution, les victimes sont clairement les personnes âgées, les enfants, les sportifs, à qui l’on demande de rester chez eux. Or, parce que ces populations réclament un air plus supportable, on les stigmatise. Et dans le même mouvement, on en vient à considérer que ceux qui militent pour un autre urbanisme ou une nouvelle mobilité sont les tenants de l’écologie castratrice, évoquée par Ségolène Royal.

 

Comme souvent dans les partis écologistes, vous mettez vos luttes en avant. Est-ce suffisant pour donner envie d’Europe aux électeurs?

Comment rendre l’Europe attractive dans un monde manipulé par la finance? Je crois que c’est essentiellement une question de discours. Si l’on dit que l’on est opposé au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ce n’est pas positif. En revanche, si l’on dit qu’en agissant ainsi on protège une zone humide, que l’on préserve la biodiversité, que l’on maintient des terres agricoles, cela peut être vu comme une posture positive.

 



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