Europe: le bel horizon de l’éolien offshore

Le 08 mars 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Annoncé le 25 janvier dernier par le président de la République [JDLE], l’appel d’offres de l’éolien marin n’est pas encore lancé. Mais les choses progressent. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient tout juste d’en fixer le cahier des charges. Et les ministères en charge de l’énergie, de la mer et de l’écologie devraient officiellement ouvrir la compétition dans le courant du mois d’avril.

 

Cette première tranche portera sur 600 machines de 5 mégawatts. Pour la suite, rien n’est sûr. Car la programmation plurianuelle des investissements électriques (PPI) stipule que 6.000 MW de sources d’énergie marines devront être en service d’ici 2020. Des éoliennes offshore, donc.

 

Mais pas seulement. Industriels et instituts de recherche fourbissent leurs prototypes d’hydroliennes, de récupérateurs d’énergie des courants ou de la houle.Grand ordonnateur des financements des énergies à bas carbone, l’Ademe finance l’expérimentation de deux hydroliennes (Orca, une réalisation d’Alstom et Sabella conçue par l’entreprise éponyme) et de deux éoliennes flottantes (Vertiflow imaginé par Technip et Winflo fruit du travail de Nass&Wind).

 

Mais rien ne dit encore que ces petites merveilles de technologie donneront naissance à une pléthorique descendance, une fois sorties de l’eau. La plupart des tests, grandeur nature, se dérouleront en effet entre 2012 et 2013. Ce qui laisse finalement peu de temps pour industrialiser un procédé novateur et le déployer à grande échelle. Surtout si l’on garde en tête les obstacles administratifs que le législateur tricolore a su élever. Sans oublier le tarif d’achat fixé pour l’électricité sous-marine: 15 centimes le kilowattheure. Un non-sens économique pour nombre d’observateurs.

 

La France risque donc de «sécher» un peu sur ses énergies marines. Surtout au regard de ses principaux partenaires européens. Une situation bien mise en exergue par un rapport que KPMG publie aujourd’hui.

 

Selon le consultant, le Royaume-Uni exploite déjà 1.040 MW d’éoliennes marines, le Danemark 664, les Pays-Bas 247, la Suède 163, l’Allemagne 72, la Belgique 30, l’Irlande 25, la Finlande 24, la Norvège 2. Autant de capacités installées qui laissent l’Hexagone loin derrière. Pire encore, si l’on prend en compte les projets identifiés par les régulateurs: plus de 38 GW au Royaume-Uni (Ecosse comprise), 25,8 en Allemagne, 6 aux Pays-Bas.



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