- 

Europe: baisse généralisée de la pollution au NO2 de l’air urbain

Le 25 mars 2020 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
A Barcelone, aussi, la pollution aux oxydes d'azote diminue.
A Barcelone, aussi, la pollution aux oxydes d'azote diminue.

Le confinement réduit de moitié la concentration de NO2 dans l’air des métropoles européennes.

Le phénomène avait déjà été observé par satellite, au dessus des zones industrielles chinoises et italiennes. Les périodes de confinement s’allongeant en Europe, on observe désormais une amélioration générale de la qualité de l’air urbain du Vieux Monde.

S’appuyant sur les relevés horaires, produits toutes les heures, par 3.000 capteurs de terrain, l’Agence européenne de l’environnement (AEE) montre un net recul des concentrations de dioxyde d’azote (NO2), polluant essentiellement imputable au trafic automobile et aux activités industrielles (centrales thermiques à flamme, chaudières industrielles).

Le dioxyde d’azote est un puissant irritant du système respiratoire. Une forte exposition aux oxydes d’azote (NOx) peut entrainer des dysfonctionnements du système cardiovasculaires.

Ces quatre dernières semaines, indique l’institution européenne basée à Copenhague, les teneurs de NO2 ont chuté d’un quart à Milan par rapport à une période comparable.

Selon leur topographie et la période considérée, les résultats varient d’une métropole à l’autre, mais restent impressionnants : - 47% à Bergame (Italie), une trentaine de pourcents de moins qu’habituellement à Rome, -40% à Barcelone, -56% à Madrid, -51% à Lisbonne.

Cartes moyennes de pollution au dioxyde d’azote du 17 au 19 mars : en situation normale, en situation de confinement, et de différence entre les deux

«Les données confirment une forte diminution des concentrations de polluants atmosphériques - en particulier des concentrations de dioxyde d'azote - due en grande partie à la réduction du trafic (automobile, ndlr) et d'autres activités, notamment dans les grandes villes faisant l'objet de mesures de confinement», indique l'EEA dans un communiqué.


L’agglomération parisienne ne fait pas exception. Dans un communiqué, Airparif annonce une amélioration de la qualité de l’air francilien de l’ordre de 20 à 30 %, consécutive à une baisse de plus de 60% des émissions de NOx.

Pas d’amélioration visible pour les particules (PM10 et PM2,5) lors des premiers jours de confinement. Cette chute de certains polluants s’accompagne d’une baisse des rejets de CO2, indique l’association de surveillance de la qualité de l’air francilien.
 

En s’appuyant sur les données collectées par les données d’observation produites par les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA), l’Ineris estime que le confinement a permis de «diviser par deux la pollution au dioxyde d’azote des 100 plus grandes villes françaises».