Etude Séralini: le débat continue

Le 03 octobre 2012 par Stéphanie Senet
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L'étude Séralini a provoqué un séisme dans le milieu scientifique
L'étude Séralini a provoqué un séisme dans le milieu scientifique

L’étude du professeur Séralini sur le maïs génétiquement modifié NK603 produit par Monsanto, publiée le 19 septembre (voir JDLE), continue de faire couler beaucoup d’encre.

40 chercheurs, issus de trois organismes publics (Inserm, Inra et CNRS) ont signé une tribune dans l’hebdomadaire Marianne du 2 octobre, pour crier au coup médiatique et appeler à sortir d’une opposition idéologique. Ils émettent les mêmes trois principales critiques dont l’étude a déjà fait l’objet (voir JDLE): la petite taille des effectifs par lot, le manque de précisions sur la nourriture donnée aux rats et le choix d’une espèce qui développe fréquemment des tumeurs.

Sur le site du CNRS, c’est une pétition signée par 140 chercheurs qui a été mise en ligne le 27 septembre pour appeler à «un débat raisonné sur les OGM». Pour apaiser le débat, ces scientifiques (dont certains sont également signataires de la tribune dans Marianne), suggèrent que «des fonds suffisants soient alloués à l’équipe du professeur Séralini pour confirmer leurs observations de façon complète et rigoureuse».

De leur côté, 130 ONG, dont le WWF, Greenpeace, Générations futures, le réseau Environnement-santé et la Confédération paysanne, ont signé ce 3 octobre un appel commun dans lequel elles demandent la suspension immédiate et provisoire des autorisations de commercialiser le maïs NK603 et le Roundup. «Les organisations s’inquiètent, et ce d’autant plus que les principales critiques de l’étude du professeur Séralini proviennent des membres des comités d’évaluation à l’origine de l’autorisation dudit maïs», indique leur communiqué. Elles demandent plus largement «la transparence sur les études d’évaluation des risques sur la santé et l’environnement ayant conduit à l’autorisation, pour la culture et l’importation dans l’Union européenne des OGM et des pesticides». Cela concerne en priorité le maïs NK603, les différentes formulations commerciales des Roundup, les maïs Bt 176 et MON810, ainsi que le soja GTS 40-3-2 tolérant le Roundup.

La lecture de l’étude Séralini par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (Efsa) est attendue cette semaine (voir JDLE).

 

 



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