Eteindre la lumière pour sauver les oiseaux

Le 03 septembre 2010 par Célia Fontaine
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Dans le cadre du projet « lights out », les gratte-ciels de New York réduisent leurs lumières la nuit pour ne pas perturber les oiseaux migrateurs, et ce jusqu’au 1er novembre prochain.

Depuis 2005, le groupe de protection des oiseaux NYC Audubon sensibilise la ville sur les dangers que représentent les importants édifices de la ville pour les volatiles. « Nous estimons qu’environ 90.000 oiseaux meurent annuellement de collisions avec les bâtiments à New York», explique Susan Elbin, directrice de la conservation chez NYC Audubon. Durant la nuit, les passereaux volent plus bas, surtout en cas de brouillard. Les lumières vives, combinées aux reflets des vitres désorientent l’avifaune migratrice[1], jusqu’à primer sur leur capacité naturelle à naviguer sans se perdre.

Parmi les espèces particulièrement touchées figurent le Bruant à gorge blanche (Zonotrichia albicollis), et deux espèces de Paruline (Geothlypis trichas et Aurocapillus seiurus).

Cette année, l’Empire State building, le Chrysler ou encore le Rockefeller Center ont accepté de jouer le jeu. Les propriétaires et locataires de ces gratte-ciels sont invités à éteindre les lumières des étages inoccupés entre minuit et l’aube. Il est également demandé aux personnes qui travaillent tardivement dans leur bureau de ne pas utiliser les plafonniers, et de se contenter d’une lampe d’appoint pour s’éclairer. Durant la saison de migration, 30 volontaires effectueront des surveillances dans un certain nombre de gratte-ciels new-yorkais.

Une étude du Field Museum de Chicago a montré que ces actions permettent de réduire de 83% le nombre de victimes. « Il reste cependant difficile d’évaluer l’ampleur du problème », précise Glen Phillips, directeur exécutif de NYC Audubon. « Les oiseaux tombent sur les étages supérieurs des bâtiments, leurs corps n’atteignent pas le sol. De plus, les prédateurs, les vents et le trafic rendent la collecte difficile », ajoute-t-il.

En France, la question n’est traitée que depuis récemment. L’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas), en lien avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a publié un guide d’actions contre les collisions. La LPO prépare un projet sur ce sujet qui sera annoncé fin décembre, précise Anne-Laure Dugué, responsable du programme Oiseaux en détresse à la LPO.

Avant cela, le samedi 30 octobre prochain se tiendra pour la deuxième année consécutive « Le jour de la nuit », à l’initiative de l’association Agir pour l’environnement. L’objectif de la manifestation est d’attirer l’attention sur la pollution lumineuse pour sensibiliser la population au problème plus large de l’importante perte de biodiversité.



[1] Etude de Bruce Robertson, de l’Université de l’Etat de Michigan, 7 janvier 2009



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