Etats-Unis: un discours présidentiel très attendu

Le 18 janvier 2007 par Enerpresse
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Aux Etats-Unis, les observateurs mesurent souvent l’imminence d’une annonce importante au degré d’agitation des lobbies. Et ces derniers temps, les groupes d’influence liés à l’énergie s’agitent beaucoup.

Tout a commencé, dimanche, par un article publié par The Observer. Citant des proches du Premier ministre britannique, Tony Blair, l'hebdomadaire annonçait que, dans son discours sur l'état de l'Union que la Président américain doit prononcer le 23 janvier, George W. Bush annoncerait la limitation des émissions de gaz à effet de serre pour les industriels. Information démentie, deux jours plus tard, par son porte-parole. Mais pas totalement. S'il réfute les informations publiées par l'Observer, Tony Snow concède toutefois que le locataire de la Maison blanche pourrait se déclarer favorable à des réductions volontaires d'émission de GES. Ce n'est déjà pas si mal.

Mais le progrès pourrait en fait venir du Congrès, désormais tenu par les Démocrates. Ces derniers jours, pas moins de cinq propositions de lois «climatiques» ont été déposées sur les bureaux du Sénat ou de la Chambre des représentants par des élus du parti de l'âne. Toutes vont dans le même sens : obliger les industriels (et notamment les électriciens !) à réduire leur impact climatique. Seuls changent les objectifs et les délais pour y parvenir. Détail d'importance: l'un de ces textes, présenté par la Californienne Dianne Feinstein (qui voudrait imposer aux utilities américaine de réduire de 10% leurs rejets d'ici à 2020) vient de recevoir le soutien public des patrons des six plus gros électriciensyankees (Calpine, Entergy, Exelon, FPL, PG&E et PSEG), exploitant quelque 150.000 mégawatts (MW), soit un peu plus de 15% de la capacité outre-Atlantique. «L'adoption d'une législation fédérale visant à limiter les émissions est la façon la plus efficace de lutter contre les changements climatiques», a d'ailleurs reconnu Peter Darbee, le patron de PG&E.

N'oubliant pas que 154 centrales sont encore en projet (pour quelque 10.000 MW), la Natural gas supply association a appelé, mercredi, les parlementaires de toutes tendances à ne pas pénaliser l'énergie gaz. La NGSA rappelle logiquement qu'elle est bien moins polluante que le «King coal», encore massivement utilisé dans 40 Etats américains (un tiers de la capacité installée, mais près de la moitié de l'énergie produite).




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