Etats-Unis: les acides gras trans sur le déclin

Le 22 février 2012 par Romain Loury
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Les acides gras insaturés de type trans ont fortement reculé dans la population blanche américaine au cours des années 2000, révèle une étude des centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Sur la période 2000-2009, cette baisse serait de 58% pour l’ensemble des acides gras trans, selon l’analyse menée par les CDC sur 229 participants à la grande cohorte américaine NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) et publiée dans le Journal of the American Medical Association (Jama).

Ces graisses, considérées comme nocives d’un point de vue cardiovasculaire, favorisent l’accumulation de LDL-cholestérol, dit «mauvais cholestérol». Or sur la même période, ces personnes ont vu ce taux diminuer de 7%, tandis que le HDL-cholestérol, bon pour le cœur, a augmenté de 12,5%.

Selon les auteurs, cette évolution favorable est le résultat de la mention obligatoire du taux d’acides gras trans dans l’étiquetage, suite à un règlement de la Food and Drug Administration (FDA) entré en vigueur 2006. Sans oublier plusieurs initiatives locales, comme leur interdiction dans les restaurants en Californie et à New York.

Reste à voir si cet effet va au-delà de la seule population d’origine européenne: dans un communiqué (http://www.cdc.gov/media/releases/2012/p0208_trans-fatty_acids.html?s_cid=2011_p0208_trans-fatty_acids.html), les CDC indiquent mener des études dans d’autres groupes ethniques, mais aussi chez des enfants et adolescents.

De ce côté de l’océan, la Commission européenne dispose de trois ans pour se prononcer sur la question des acides gras trans, ainsi que le prévoit le règlement européen concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, adopté début juillet 2011 par le Parlement.

En 2003, le Danemark est devenu le premier pays au monde à avoir émis une loi contre les acides gras trans d’origine industrielle (il en existe aussi à l’état naturel dans le lait), fixant une teneur limite de 2% dans tout aliment. A l’automne dernier, le pays a mis en place une taxe sur les graisses saturées, une première mondiale.



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