Etats-Unis: le signal d’alarme des écologistes

Le 08 novembre 2006 par Agnès Ginestet
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Augmentation de population et consommation effrénée ont des conséquences environnementales importantes dans ce pays. Selon un rapport publié par une organisation à but non lucratif, la situation pourrait empirer si rien n’est fait.

Grosses maisons, grosses voitures, gros volumes de déchets. «Les baby-boomers (nés entre 1946 et 1964), qui représentent 26% de la population, consomment plus de ressources et sont plus riches que toutes les générations précédentes, et ils ont un impact très important sur l'environnement», explique Vicky Markham, du Centre pour l'environnement et la population (CEP), dans un article du Christian science monitor daté du 26 septembre.

Selon le rapport national américain sur la population et l'environnement publié par cette organisation, les Etats-Unis restent le pays industrialisé au monde où l'augmentation de la population est la plus importante. La barre des 300 millions d'habitants vient d'être franchie, et une population de 400 millions est prévue pour le milieu du XXIe siècle.

Le CEP, une organisation à but non lucratif, dresse donc un état des lieux peu glorieux de l'environnement, qui subit les impacts directs de la population américaine. La transformation des terrains se fait à une vitesse deux fois supérieure à la croissance de la population. En tenant compte notamment des habitations, des commerces, des écoles et des routes, un Américain occupe 20% de plus de terrain qu'il n'en occupait il y a 20 ans.

Plus de 50% des Américains habitent à moins de 50 miles (80 kilomètres) des côtes, où la densité de population est très importante. A Portland, par exemple, la population de l'aire métropolitaine a augmenté de près de 20% dans les années 1990 pour atteindre 2 millions. Elle devrait dépasser les 3 millions d'ici 2025. Les écologistes s'inquiètent de la pression ainsi exercée sur les capacités de la région à absorber un tel afflux de nouvelles personnes, qui augmente la congestion et induit une hausse des prix des terrains. Cette croissance va-t-elle menacer les atouts que les mesures d'urbanisme ont jusque-là réussi à protéger? La question reste posée.

Le rapport signale également que la croissance et la densité de population sont élevées dans plusieurs zones vulnérables du pays comme l'ouest aride et le sud côtier. Ce qui les classe parmi les «points chauds population-environnement». Les changements environnementaux engendrés par la population ont des impacts sur l'économie et la vie quotidienne; par exemple, le déclin des pêcheries qui a affecté l'emploi. Le nombre important de grandes maisons fait que la consommation d'énergie est plus élevée. Enfin, la santé est affectée par les polluants émis par la population croissante.

Finalement, les auteurs proposent de bien identifier les «points chauds population-environnement» pour commencer à s'attaquer aux problèmes là où il est le plus urgent d'agir. Les communautés locales doivent disposer des moyens nécessaires pour mieux comprendre les impacts de la croissance, et les enfants et les étudiants recevoir une formation pour affronter ces problèmes.




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