Etats-Unis: la légionellose en forte hausse

Le 09 juin 2016 par Romain Loury
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1.348 cas français en 2014
1.348 cas français en 2014

L’incidence de légionellose a quadruplé aux Etats-Unis depuis 2000, ont révélé mardi 7 juin les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Parmi les causes possibles, le vieillissement de la population, peut-être aussi une détérioration des réseaux d’eau et les changements climatiques.

Mortelle dans 10% à 20% des cas, la légionellose est une infection pulmonaire causée par une bactérie du genre Legionella, qui se contracte par l’inhalation des aérosols d’eau contaminée. Elle tire son nom du fait qu’elle est survenue la première fois dans un congrès de vétérans de la légion américaine, dans un hôtel de Philadelphie en 1976.

La bactérie Légionella «est présente dans le milieu naturel et peut proliférer dans les sites hydriques artificiels lorsque les conditions de son développement sont réunies, particulièrement entre 25 et 45°C: réseaux d’eau chaude, tours aéroréfrigérantes, autres installations (bains à remous, humidificateurs, fontaines décoratives, aérosols…..)», rappelle l’Institut de veille sanitaire (InVS).

Incidence en hausse de 282%

Or la légionellose ne cesse de progresser aux Etats-Unis, révèlent les CDC dans un article publié mardi dans leur bulletin hebdomadaire. Son incidence annuelle a quasiment quadruplé entre 2000 et 2014, passant de 0,42 à 1,62 cas pour 100.000 personnes. «Les raisons de cette hausse sont inconnues, mais sont probablement multifactorielles», avancent les chercheurs.

Selon les derniers chiffres disponibles pour la France, la maladie a touché 1.348 personnes en 2014, soit une incidence de 3,1 cas pour 100.000 chez l’homme et de 1,1 cas pour 100.000 chez la femme. Depuis 2002, cette valeur oscille, chez l’homme, entre 2,6 et 3,8 cas pour 100.000, sans tendance particulière. Dernière série de cas importante, celle survenue en août 2015 à Montpellier, avec 8 malades dont un décès, peut-être liée aux brumisateurs utilisés en terrasse des cafés.

Outre la possibilité d’une plus grande vigilance des médecins (et donc de diagnostics plus fréquents), cette augmentation «pourrait s’expliquer par une hausse réelle du fait de plusieurs facteurs, dont un nombre plus élevé de personnes à risque (maladies sous-jacentes, prise de médicaments immunodépresseurs), un vieillissement de la population, une plomberie qui se dégrade, ou des changements climatiques», ajoutent-ils.

Les hôtels en première position

Premiers lieux de contamination, du moins dans les cas groupés (les seuls à faire l’objet d’une enquête), les hôtels sont impliqués dans 12,44% des cas, devant les centres de long séjour (comme les maisons de retraite) dans 5,19% et les hôpitaux dans 4,15%.

Les CDC évoquent 27 séries de cas groupés entre 2000 et 2014, touchant une médiane de 7 personnes et un taux de mortalité de 7%. Parmi elles, celle, particulièrement sévère, survenue à Flint (Michigan) en 2014: 45 personnes y sont tombées malades, dont 5 décédées. Située au nord de Detroit, cette ville de 100.000 habitants s’est fait connaître par la suite pour son taux surélevé de plomb, révélant la faiblesse des autorités en matière de surveillance de l’eau.



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