Etats-Unis: Hillary Clinton s’attaque aux sites orphelins

Le 09 janvier 2007 par Claire Avignon
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Le changement de majorité au Congrès américain devrait entraîner des modifications dans l’application du programme Superfund, chargé depuis 1980 de nettoyer les sites pollués.

Dans un article du 8 janvier, The Christian science monitor annonce qu'une taxe pourrait être rétablie pour financer le programme Superfund. Elle toucherait les industriels de la chimie, et permettrait de nettoyer les sites «orphelins» à un rythme plus soutenu qu'à l'heure actuelle.

Selon Barbara Boxer, la sénatrice démocrate californienne qui préside le comité de l'environnement du Sénat, la pollution devient «hors de contrôle» sur certains sites, qui restent donc «toujours dangereux». Or, un habitant des Etats-Unis sur quatre vit à moins de 4 miles (6,4 kilomètres) d'une zone répertoriée dans le Superfund, d'après les chiffres de l'Agence de protection de l'environnement (EPA).

Entre 1999 et 2005 les fonds du programme ont diminué de 32%, passant de 1,8 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) à 1,2 milliard (0,9 milliard d'euros) à dollars constants, selon le GAO, équivalent américain de la Cour des comptes. Le nombre de sites dépollués par an est, quant à lui, passé de 88 en 1993 à 40 en 2005.

Au début des années 1990 il existait une taxe sur des produits chimiques toxiques à l'origine des pollutions, fondée sur le principe du pollueur-payeur. Mais son autorisation a expiré en 1995. Le président Clinton a alors proposé au Congrès de la restaurer. Une demande que n'a pas réitérée le président Bush lorsqu'il est arrivé au pouvoir, en 2001. Hillary Clinton, sénatrice de New York qui réclame cette restauration de la taxe depuis plusieurs années, va probablement obtenir satisfaction puisqu'elle a pris la tête du sous-comité sénatorial dédié à Superfund et à la santé environnementale.

De son côté, l'EPA se défend en arguant que le nettoyage des sites est devenu plus lent car plus complexe, les endroits les plus aisés à dépolluer ayant été pris en charge dans les années 1990.

Par ailleurs, si Barbara Boxer et Hillary Clinton estiment nécessaire de remettre en place le principe du pollueur-payeur, certains opposants ne manquent pas d'arguments pertinents: «La taxe n'est pas juste, estime H. Sterling Burnett, du Centre national de l'analyse politique. Elle cible des entreprises qui n'ont rien à voir avec la pollution, et elle n'atteindra pas les sociétés à l'origine des pollutions puisque nombre d'entre elles n'existent plus.»




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