Etats-Unis: fruits et légumes ont un peu plus la cote dans les cantines

Le 05 mars 2014 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Cote en hausse pour les fruits et les légumes à la cantine
Cote en hausse pour les fruits et les légumes à la cantine

Aux Etats-Unis, les nouvelles règles nutritionnelles dans les cantines scolaires ont amélioré l’alimentation des élèves, avec une consommation accrue de fruits et légumes, révèle une étude publiée dans l’American Journal of Preventive Medicine.

Fin 2012, le secrétariat américain à l’agriculture (USDA) a réactualisé les règles en vigueur dans les cantines, jusqu’alors accusées de favoriser la malbouffe. Parmi les nouveautés, une meilleure offre en fruits, légumes et céréales –dont les portions ont été augmentées-, et l’obligation pour tout élève de prendre au moins un fruit ou un légume sur son plateau. Ce nouveau règlement interdit les acides gras trans, et édicte des seuils à ne pas franchir en termes de teneur calorique et de taux de sodium.

Si le projet a essuyé quelques critiques, il semble bien avoir été bénéfique, selon l’enquête menée dans 4 écoles dans des zones défavorisées du Massachusetts (nord-est des Etats-Unis). Travaillant à la Harvard School of Public Health, ses auteurs montrent une consommation à la hausse des fruits et légumes, bien que l’ampleur du phénomène demeure modeste.

Agés de 8 à 14 ans, les élèves inclus dans l’étude sont désormais plus nombreux à prendre un fruit, à raison de 75,7% avec les nouvelles règles, contre 52,7% auparavant. Quant à la consommation de légumes, elle a augmenté de 16,2%. Le tout sans gaspillage accru, ce qui était l’une des craintes des détracteurs de la réforme, qui estimaient que l’obligation de prendre un fruit ou un légume n’engageait en rien à le consommer.

 

Gaspillage stable, mais généralisé

S’il n’a pas explosé avec ce règlement, le gaspillage demeure à un niveau très élevé: de 60% à 75% des légumes pris par un élève finissent à la poubelle, de même qu’environ 40% des fruits. Pour les chercheurs, cette politique de l’offre va dans le bon sens, mais ne suffit pas.

«Les écoles doivent aussi mettre l’accent sur la qualité et le goût des fruits et légumes proposés, et mettre en place des moyens créatifs en vue d’engager les élèves à goûter et à participer à la sélection des menus, et ce afin de réduire le gaspillage», conseille l’une des auteures de l’étude, Juliana Cohen, citée dans un communiqué de la revue scientifique.

En France, les cantines scolaires ont aussi l’obligation, depuis fin 2011, d’une meilleure offre nutritionnelle, aussi bien en termes de qualité que de quantité (voir le JDSA). Comme aux Etats-Unis, le projet a rencontré des critiques: il a notamment été dans le viseur d’une «mission de lutte contre l’inflation normative» -qui n’a pas réussi à avoir sa peau (voir le JDSA).



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus