Etats-Unis: des normes de rejets pas assez respectées

Le 17 octobre 2007 par Agnès Ginestet
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A l'occasion du 35e anniversaire du Clean water act, l'organisation à but non lucratif Public interest research group (PIRG) (1) publie un bilan de son application durant l'année 2005. Cette réglementation vise à assurer la qualité chimique et biologique des eaux aux Etats-Unis, mais selon le PIRG, le pays est loin d'avoir atteint les objectifs fixés en 1972. Dans son rapport basé sur des données de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), il montre que plus de 3.600 installations majeures du pays (57%) ont dépassé au moins une fois en 2005 les limites qui leur étaient imposées, de 263% en moyenne. Ces stations d'épuration d'agglomérations ou d'industries sont soumises à un programme de limitation de rejets polluants (2). Les Etats qui ont enregistré le plus grand nombre de dépassements des limites permises sont l'Ohio, la Pennsylvanie et l'Etat de New York.

PIRG appelle les responsables fédéraux à travailler avec les Etats pour lutter contre cette pollution illégale et nettoyer tous les cours d'eau. Selon elle, l'administration Bush a proposé et mis en oeuvre de nombreuses mesures qui affectent le Clean water act et menacent les rivières, lacs, zones humides, ruisseaux et eaux côtières (3).

D'après un inventaire de l'EPA, les pollueurs ont rejeté plus de 240 millions de pounds (0,108 million de tonnes) de substances chimiques toxiques dans les cours d'eau en 2005.



(1) Le PIRG a pour mission de protéger l'environnement et la santé des citoyens. Il travaille avec un réseau de chercheurs, avocats, militants… au niveau des Etats

(2) National Pollutant Discharge Elimination System (NPDES) permit program

(3) Voir l'article du JDLE «Etats-Unis: le périmètre limité de la loi sur l'eau»




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