Etats-Unis: chez l’enfant, norovirus vainqueur par KO

Le 27 mars 2013 par Romain Loury
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Les norovirus, premiers agents de gastroentérite aux USA
Les norovirus, premiers agents de gastroentérite aux USA

Les norovirus sont désormais les premiers agents de gastroentérite chez les enfants américains, après y avoir détrôné les rotavirus, révèle une étude publiée par les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

Si les rotavirus ont perdu leur première place, c’est parce que les autorités sanitaires américaines conseillent depuis 2006 la vaccination systématique des nourrissons contre ces virus. Une recommandation qui a entraîné une chute importante du taux d’hospitalisation liée à ce pathogène alimentaire, de 75% en deux ans (voir le JDLE).

Par conséquent, ce sont les norovirus qui sont maintenant les premiers responsables de gastroentérite chez les enfants -comme ils le sont déjà chez l’adulte. Menée en 2009 et 2010 sur trois comtés américains -dans les Etats de New York, de l’Ohio et du Tennessee-, l’étude publiée par les CDC dans le New England Journal of Medicine (NEJM) montre ainsi que 21% des gastroentérites survenues chez les moins de 5 ans sont désormais dues à un norovirus, contre 12% à un rotavirus.

Par extrapolation à l’ensemble de la population américaine, les CDC estiment qu’«avant l’âge de 5 ans, 1 enfant américain sur 278 est hospitalisé pour une infection à norovirus, 1 sur 14 consulte aux urgences et 1 sur 6 est vu par un médecin libéral», pour un coût annuel de 273 millions de dollars (213,8 millions d’euros). D’où l’intérêt accordé aux CDC par de nouveaux vaccins en cours d’évaluation contre les norovirus, qui ont déjà livré quelques résultats prometteurs (voir le JDLE).

Le bilan pourrait être plus important depuis l’arrivée, en 2012, d’une nouvelle souche de norovirus, appelée «Sydney», qui appartient au groupe II.4, particulièrement fréquent et virulent (voir le JDLE). Si les Etats-Unis ne se prononcent pas encore quant à l’impact sanitaire de «Sydney», l’Europe, particulièrement le Royaume-Uni, a observé une forte hausse du nombre d’infections par rapport aux années précédentes.

En France, il y a tout lieu de penser que les rotavirus demeurent les premiers agents de gastroentérites chez l’enfant: dans un avis publié en 2010, le Haut conseil de santé publique (HCSP) n’a pas jugé utile d’en recommander la vaccination. Et ce pour trois raisons: la présence de cercovirus porcins, finalement jugés sans impact clinique, dans les vaccins ; un risque, très faible, d’invagination intestinale, cause importante d’occlusion chez le nouveau-né ; un intérêt de santé publique jugé douteux, en raison du faible nombre de décès.



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