Etats-Unis: après les melons, les mangues à la salmonelle

Le 05 septembre 2012 par Romain Loury
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Les mangues tueuses ont déjà tué 2 consommateurs.
Les mangues tueuses ont déjà tué 2 consommateurs.

Après les melons contaminés par des salmonelles, dont le bilan ne cesse de s’alourdir, une autre épidémie, liée à des mangues mexicaines, sévit aux Etats-Unis, ont rapporté le 30 août les centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

De 141 cas rapportés mi-août par les CDC, les melons porteurs de Salmonella typhimurium en sont désormais à 204 victimes, selon un dernier bilan publié le 30 août. Avec 63 cas, le Kentucky reste l’Etat le plus touché (voir le JDLE). Bien qu’elle n’ait fait que 2 morts, la bactérie se montre particulièrement virulente, avec un taux d’hospitalisation de 52%, chiffre particulièrement élevé pour une salmonellose.

Si rien n’exclut que d’autres cas surviennent dans les prochains jours, l’origine des melons est désormais bien identifiée: ils proviennent des champs exploités à Owensville (sud-ouest de l’Indiana, près de la frontière avec le Kentucky) par la société Chamberlain Farms. Une confirmation a été apportée fin août par la Food and Drug Administration (FDA), qui a détecté la bactérie dans cette ferme.

Or une nouvelle épidémie, cette fois liée à des mangues d’origine mexicaine, est venue compliquer la tâche des autorités sanitaires. D’abord rapportée au Canada, où cette Salmonella de souche «Braenderup» a fait 22 victimes (17 en Colombie-Britannique, 5 en Alberta), elle aurait déjà causé l’infection de 105 personnes aux Etats-Unis, dont 80 dans la seule Californie, selon le dernier bilan des CDC.

Si la présence de salmonelles sur ces mangues de marque Daniella est en cours de confirmation, leur implication semble très clairement démontrée par l’enquête épidémiologique des CDC et de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (CFIA). Plusieurs chaînes de magasins américains procèdent d’ores et déjà à leur rappel.

Avec seulement 25 hospitalisations et aucun décès à ce jour, le bilan des mangues mexicaines semble bien moins lourd que celui des melons d’Indiana. Et encore moins que l’épidémie de listériose causée en 2011 par des melons du Colorado, dont le bilan vient d’être revu à la hausse par les CDC: 147 personnes malades, dont 33 décédées.



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