Etat cherche territoires pour expérimenter nouvelles mobilités

Le 29 janvier 2018 par Marine Jobert
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Les territoires ruraux, terres d'expérimentation de la mobilité?
Les territoires ruraux, terres d'expérimentation de la mobilité?

Un ambitieux appel à manifestations d’intérêt vient d’être lancé par le ministère des transports, afin de porter et essaimer des projets de mobilités innovants. L’accent est mis sur les territoires ruraux et les zones de montagne.

Des mobilités plus solidaires, plus soutenables, plus sûres, plus propres, plus connectées et plus intermodales. Voilà résumé le cahier des charges de l’appel à manifestations d’intérêt lancé le 29 janvier par le ministère des transports, dans le droit fil de l’esprit et des objectifs exprimés lors des Assises de la mobilité. Pensé comme un laboratoire d’expérimentations, ce ‘French Mobility - Territoires d'expérimentation de nouvelles mobilités durables’ se veut ouvert à toute personne morale de droit public disposant de compétences en matière de mobilité, mais aussi à celles qui, n’étant pas en charge de ce dossier, voudraient expérimenter des solutions nouvelles sur son territoire. Un moyen de faire remonter «les limites actuelles du cadre», qui pourront le cas échéant être rectifiées.

Elisabeth Borne en version pompier à Nantes le week-end dernier. La ministre des transports a écouté les doléances de (presque) tous les élus locaux, encore sonnés de l’abandon de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Et elle n’a rien promis, attendant la fin de sa mission de 6 mois confiée par Edouard Philippe. Nantes à 2 heures de Paris (ce qui est déjà le cas), davantage de TGV vers Roissy, l’aérogare de Nantes-Atlantique payé par le concessionnaire Vinci, l’agrandissement de Rennes-Bretagne… tout est sur la table.

25 projets financés

Environ 25 projets seront subventionnés, avec un soutien financier maximal de 100.000 euros (dans la limite d’un soutien de l’Etat à hauteur maximale de 50% des coûts éligibles). Les objectifs de cet appel sont pluriels. Les mobilités quotidiennes, durables, pour tous, innovantes sur le plan technique ou sociétal sont à l’honneur. L’Etat entend également structurer des partenariats entre les collectivités et les entreprises, et renforcer les continuités territoriales. Il souhaite enfin capitaliser des retours d’expérience et les partager, pour favoriser une montée en compétences communes des territoires sur la mobilité.

Territoires ruraux et de montagne

Les réponses des territoires peu denses, ruraux et de montagne, feront l’objet d’une attention particulière, précise l’appel. Les projets qui tendent à une meilleure collaboration entre les territoires (entre les collectivités) ou qui s’appuient sur une gouvernance à l’échelle de bassin de vie et d’emploi dépassant l’échelle intercommunale, voire départementale, seront également appréciés. In fine, ces projets devront favoriser les changements de comportement vers une mobilité pour tous et durable et présenter des bénéfices en termes énergétique, écologique, social et environnemental.

Ne sont pas éligibles: les candidatures portées par des régions ou au sein d’agglomérations de plus de 100.000 habitants; les projets portant uniquement sur l’aménagement d’infrastructures routières et ferroviaires; les coûts liés au fonctionnement régulier des organismes; les projets de plus de 36 mois.

Des exemples

Dans son appel à contribution, le ministère cite l’optimisation de la gestion de l'espace public pour les flux de personnes et de marchandises (stationnement des véhicules, aires de livraison, gestion de la chaussée en fonction des contextes et usages au cours de la journée…), une mobilité plus propre (développement des carburants alternatifs, la comptabilité des émissions polluantes et de gaz à effet de serre des mobilités…), l’amélioration de la logistique des derniers kilomètres, l’optimisation des mobilités des entreprises ou encore l’accessibilité à tous les publics (déficients cognitifs, moteurs…).

Premières rencontres au printemps

Un premier contact avec la cellule nationale est indispensable (à programmer avant le 15 mai prochain), qui sera suivi de la désignation d’un référent sur le territoire concerné. Deux relevés sont prévus pour la soumission des projets (le 15 juin et le 31 octobre prochains). En mars, avril et mai, les préfets organiseront des rencontres de co-construction des projets retenus entre les territoires intéressés, les porteurs de projet, les collectivités territoriales et l’Etat.

 



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