Et si Trump se lançait dans la géo-ingénierie?

Le 11 janvier 2017 par Valéry Laramée de Tannenberg
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L'US Navy, selon Trump: une flotte pour blanchir les nuages.
L'US Navy, selon Trump: une flotte pour blanchir les nuages.
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Un rapport officiel américain appelle à la relance des recherches sur le rafraichissement du réchauffement.

Dans son discours d’adieu, le président américain a rappelé l’importance du réchauffement. «Sans action audacieuse, nos enfants n’auront pas le loisir de débattre de la réalité du changement climatique, ils devront se consacrer à la gestion de ses conséquences: désastres environnementaux, crises économiques et vagues de réfugiés cherchant un abri. […] Nier le changement climatique, c’est trahir les générations futures», a lancé le futur ex-locataire de la Maison blanche. Etonnamment, son successeur annoncé n’a pas réagi sur Twitter.

Deux paragraphes

Mais Donald Trump a-t-il peut-être déjà un plan Climat en tête? Le Global Change Research Program (GCRP), organisme qui gère la recherche américaine sur le climat, ses conséquences et les moyens de réduire le réchauffement, vient de pondre un rapport appelant à relancer les travaux sur la géo-ingénierie. En deux paragraphes, le GCRP estime qu’il faut évaluer les effets sur le climat et l’environnement de la réduction de l’albédo et de l’absorption accélérée du CO2 atmosphérique.

Envoyé au Congrès en début de semaine, ce document servira aux parlementaires pour définir les priorités de la recherche américaine durant les 5 prochaines années. 

Halte à l’atténuation

Certains observateurs soulignent qu’une relance des travaux de modélisation, voire des expérimentations grandeur nature, pourrait justifier une totale inaction de l’administration Trump pour ce qui concerne l’atténuation, souligne Science.

Ce n’est pas la première fois que des scientifiques américains, tels Ken Caldeira ou David Keith, font pression sur le personnel politique pour tenter de refroidir le réchauffement. En février 2015, le Conseil national de la recherche US avait estimé qu’il était temps d’essayer de rafraîchir le climat en brumisant des particules de sulfates ou en testant des aspirateurs géants à gaz carbonique. Des techniques a priori proscrites par la convention sur la diversité biologique.



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