Et si Paris respectait la valeur guide de l’OMS pour les PM2,5?

Le 02 septembre 2016 par Marine Jobert
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87% des citadins sont exposés à des taux préoccupants de particules fines.
87% des citadins sont exposés à des taux préoccupants de particules fines.

La France se fixe un objectif ambitieux: respecter en 2030 la valeur-guide de l’Organisation mondiale de la santé: 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3) en moyenne annuelle pour les particules PM2.5.

Eviter 17.700 décès chaque année et diviser par deux la mortalité liée à la pollution atmosphérique d’ici 2030. C’est l'ambition d’un projet d’arrêté fixant les objectifs de diminution des concentrations de particules atmosphériques pour les 15 prochaines années en France. Mis en consultation jusqu’au 16 septembre par le ministère de la santé, il a pour objectif que soit respectée en 2030 la valeur-guide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 10 µg/m3 en moyenne annuelle pour les particules PM2.5, avec un palier intermédiaire de 11,2 µg/m3 en 2025. D’ici 2020, une directive communautaire impose pour la France le respect de concentrations inférieures ou égales à 14,7 µg/m3.

Le dispositif s’appuie sur un indicateur d'exposition moyenne (IEM), soit la concentration moyenne à laquelle est exposée la population, calculée pour une année donnée à partir des mesures effectuées sur trois années civiles consécutives dans des lieux caractéristiques de la pollution de fond urbaine répartis sur l'ensemble du territoire.

PM2,5 plus nocives

Si le projet d’arrêté porte sur les particules fines PM2.5, explique le ministère de la santé, c’est parce que celles-ci sont plus nocives que les particules inférieures à 10 µm (PM10) en raison de leur plus petite taille, qui leur permet de pénétrer plus profondément dans l’arborescence pulmonaire et d’atteindre la circulation sanguine. En outre, les études sanitaires sont désormais menées principalement à l’aide de cet indicateur en raison de son fort enjeu sanitaire et d’une meilleure connaissance de la relation dose-réponse qu’avec les PM10. De façon générale, conclut le ministère, une part importante des PM10 sont des PM2.5 (en masse) (de l’ordre de 70% selon certains experts); ainsi en limitant les PM2.5, on limite les PM10 par voie de conséquence.

 

Les émissions de monoxyde de carbone, d’hydrocarbures imbrûlés, d’oxydes d’azote, de dioxyde de carbone ainsi que des particules fines des véhicules seront désormais testés, à titre expérimental, par une vingtaine de centres chargés de réaliser les contrôles techniques. Une première en Europe, qui permettra de faciliter le repérage des véhicules excessivement polluants, puis d’en accélérer la réparation tout en développant des compétences en la matière, espère la ministre de l’environnement.


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