Et si cela allait plus vite que prévu?

Le 12 décembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Pendant que les diplomates négociaient à Durban, les scientifiques débattaient de l’avenir du climat, lors du congrès annuel de l’association américaine de la géophysique (AGU). Mardi 6 décembre, le climatologue James Hansen a estimé que les conséquences des changements climatiques pourraient être plus rapides que prévu jusqu’alors.
 
Au cours d’un point avec la presse, le directeur de l’Institut Goddard d’études spatiales (Giss, un centre de recherche dépendant de la Nasa) a rappelé ce que la paléoclimatologie nous apprenait sur l’évolution possible du climat. Et ça n’est pas gai. James Hansen et un autre chercheur du Giss, Makiko Sato, ont comparé le climat de l’holocène (la période courant sur ces 10.000 dernières années) à celles d’autres périodes interglaciaires, comme l’éémien (de -131.000 à -114.000 ans).
 
En étudiant la composition de l’air présent dans des carottes de glace et de sédiments marins, Hansen et Sato ont déterminé que la température moyenne régnant durant les 17.000 ans de l’éémien était légèrement supérieure (moins de 1°C) à celle que nous connaissons aujourd’hui.
 
Or, indique James Hansen, si la température devait excéder de 2°C celle de l’ère pré-industrielle au cours des prochaines décennies (ce qui est l’objectif de la communauté internationale), le niveau des mers serait de 4 à 6 mètres plus élevé qu’actuellement. Selon le patron du Giss, un climat plus chaud de 2°C ressemblerait à celui régnant durant le pliocène (-5,3 et -1,8 million d’années), période durant laquelle le niveau des mers était 25 m plus haut que celui d’aujourd’hui.
 
Pour le climatologue, cette remontée des eaux sera essentiellement la conséquence de la fonte des glaces continentales; un phénomène qui pourrait se dérouler sur plusieurs siècles. En s’appuyant sur les relevés des glaces de l’Antarctique, réalisés par les deux satellites du programme Grace, James Hansen estime que non seulement la fusion des glaciers est rapide mais qu’au rythme actuel, elle pourrait rehausser le niveau des mers de plusieurs mètres avant la fin du siècle.
 
Entre 1993 et 2010, les satellites altimétriques ont mesuré une élévation moyenne du niveau de l’océan de 3,4 millimètres par an: deux fois plus rapide qu’au cours des décennies précédentes.


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