Et en-dessous coule une rivière?

Le 29 août 2011 par Geneviève De Lacour
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L’annonce avait fait grand bruit. Sous le fleuve Amazone, à 4.000 mètres de profondeur, s’écoulerait d’ouest en est et donc dans la même direction que le fleuve, une rivière souterraine. Cette découverte surprenante a été annoncée jeudi 25 août par des scientifiques brésiliens de l'Observatoire national, un organisme lié au ministère des sciences et des technologies.

Les Brésiliens avaient même donné un nom à cette rivière: Hamza.

Le travail des scientifiques brésiliens est basé sur l'analyse des températures de 241 puits forés par le géant pétrolier brésilien Petrobras en Amazonie, dans les bassins de l'Acre, du Solimoes, de l'Amazonas, de Marajo et de Barreirinhas.

Selon les scientifiques, les eaux de la rivière souterraine déboucheraient dans les parties profondes de la mer, dans la région de l'embouchure de l'Amazone. «Il est probable que l'écoulement de ce fleuve souterrain d'eau douce soit responsable de la faible salinité de la mer dans la région de l'embouchure de l'Amazone», avaient affirmé les brésiliens la semaine dernière.

Mais l’un des auteurs de l’étude est revenu sur les déclarations de son équipe. Il a précisé à la BBC qu’il ne s’agit pas d’une rivière en tant que telle.

 
Pour le professeur Valiya Hamza, «le terme de rivière devrait être banni de ce travail». La vitesse d’écoulement de cette nappe souterraine est plus faible que celle d’un glacier. Il est donc impossible de comparer cette nappe souterraine à une rivière.
 
Autre précision apportée par le professeur Hamza, si l’eau peut effectivement migrer à travers les roches sédimentaires, il est peu probable qu’elle puisse atteindre l’Océan Atlantique étant donné que les strates poreuses sont séparées de l’océan par des roches beaucoup plus anciennes qui forment une barrière imperméable.
 
Dernier élément, il semble très peu probable qu’à 4.000 mètres de profondeur l’eau soit encore douce. «Nous disposons de relevés qui montrent que l’eau de cette nappe est salée», explique Jorge Figueiredo, géologue chez Petrobras.
 
Alors fin de l’histoire pour la rivière enchantée?
Les techniques expérimentales s’accommodent mal des très faibles vitesses d’écoulement. Prouver que cette eau profonde atteint véritablement l’océan Atlantique nécessiterait d’examiner les sédiments transportés en Atlantique.
Affaire à suivre, donc…


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