Essence: les 20 départements les plus chers

Le 27 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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Le prix du carburant fait le yo-yo selon les départements
Le prix du carburant fait le yo-yo selon les départements

L’association nationale de consommateurs et d’usagers CLCV a publié le 26 juillet le palmarès des 20 départements où le prix des carburants est le plus cher. Il a été réalisé à partir des relevés de l’Observatoire ministériel des prix du carburant.

Le litre de gazole est le plus cher à Paris (1,44 euro fin juin 2012), en Corse du sud (1,42€) et en Haute-Corse (1,41€), ainsi que dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans l’Allier (1,39€).

Dans les 20 départements du classement, le prix à la pompe s’élève en moyenne à 1,37€/l, alors que la moyenne nationale plafonne à 1,34€/l.

L’essence sans plomb est également la plus chère à Paris (1,65€/l fin juin), en Corse du Sud et en Haute-Corse (1,59€/l). Le Cantal et les Hauts-de-Seine affichent 1,57€/l. Au total, le SP95 coûte 1,56€/l dans les 20 départements les plus chers, soit 3 centimes d’euro de plus que la moyenne nationale (1,53€/l).

Si les prix sont plus élevés à Paris, en Corse et dans les départements très ruraux, c’est en raison d’une faible densité des stations-service, ce qui peut induire des monopoles dans ces régions, analyse la CLCV.

Par ailleurs, 6 à 8 départements sont significativement moins chers que la moyenne parce qu’ils font partie de régions qui n’appliquent pas la majoration sur la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (Ticpe, ancienne Tipp). Il s’agit surtout de Poitou-Charentes où le conseil régional a décidé de ne pas voter la majoration de 2,5 centimes au litre, contrairement à 19 autres régions.

Pour rappel, le prix de l’essence est fonction de 4 critères: le cours du baril (l’élément le plus important et le plus inflationniste), la marge de raffinage (en général entre 2 à 8 c€/l), la marge de distribution (entre 7 et 12 c€) et l’ensemble des taxes (nationales et régionales).

Enfin, l’association note des écarts de prix importants selon que l’essence est proposée par la grande distribution et les discounters ou par les enseignes des groupes pétroliers (8 à 10 centimes au litre de plus que les autres).

Au final, la CLCV formule plusieurs demandes: l’examen de ces différences par les autorités de la concurrence, des analyses sur l’évolution tarifaire et ses causes par l’Observatoire des carburants, ainsi qu’une remise à plat des taxes nationales et régionales.



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