Essence: combien ça coûte vraiment?

Le 24 juin 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Un salarié indien doit travailler 3 heures pour pouvoir acheter un litre de carburant.
Un salarié indien doit travailler 3 heures pour pouvoir acheter un litre de carburant.
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La cherté du prix des carburants est, on le sait, une donnée toute relative. D’un pays à l’autre, le coût d’un plein varie très fortement en fonction du statut pétrolier du pays (importateur ou exportateur) et de sa fiscalité.

Grands adeptes de la trituration de statistiques en tout genre, des journalistes de l’agence Bloomberg viennent de mettre en ligne un petit site qui présente la grande diversité des tarifications de l’essence, dans une soixantaine de pays.

Sans discussion possible, le Venezuela est le pays où l’essence est la moins chère. Au second trimestre 2013, l’automobiliste de Caracas a déboursé l’équivalent d’un cent d’euro pour chaque litre de super. Soit 200 fois moins que les conducteurs turcs et norvégiens, qui ont le privilège de s’approvisionner aux pompes les plus chères du monde (2,03€/l).

Détail qui en dit long: la Norvège est le seul producteur d’hydrocarbures de la planète à ne pas en subventionner l’achat. Avec les revenus pétroliers, le royaume scandinave se constitue une solide rente qui servira, notamment, au financement de la protection sociale de sa population. A son exact opposé, l’Iran consacre 10% de son PIB annuel à subventionner le prix de l’essence, importée dans sa quasi-totalité. Avec 1,73€/l, l’essence française est la 5e plus chère du monde.

Le classement du prix à la pompe est bouleversé si l’on regarde la part du salaire quotidien nécessaire à l’achat d’un litre de super, même si la délirante fiscalité vénézuélienne fausse un peu le jeu. Un employé de Maracaïbo doit ainsi travailler 14 minutes (d’une journée de 8 heures) pour s’offrir un litre d’essence, contre près de 3 heures pour salaryman indien (record mondial) et 41 minutes pour son confrère turc. Le Français doit, en moyenne, travailler 9 minutes: trois fois plus que le Norvégien.

En part du revenu annuel, c’est le Sud-Africain qui est le plus pénalisé: 4,62% de son salaire annuel est consacré aux carburants. C’est un peu plus que l’Iranien (3,2%), mais trois fois mieux que l’Indien. L’essence ampute de moins de 1% le salaire annuel des Norvégiens, des Turcs et des Français.



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