Espèces protégées: ivoire et tortues au top des ventes internet

Le 27 novembre 2014 par Romain Loury
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L'ivoire, un tiers des ventes en ligne
L'ivoire, un tiers des ventes en ligne
©Alex Hofford/EPA

La vente d’espèces protégées s’envole sur internet, selon un rapport publié mardi 25 novembre par l’association IFAW (International Fund for Animal Welfare). En tête des annonces, l’ivoire, les tortues et les oiseaux exotiques.

 

«La Toile est permissive, facilitant un commerce inutile et cruel d’animaux déjà menacés, tout autour du globe, sept jours sur sept», constate IFAW. Effet internet oblige, aucun pays n’échappe à ces petites annonces, dont l’association a repéré un nombre effarant de 9 .482 dans 16 pays en seulement six semaines.

L’ivoire arrive en tête, avec 32,13% des annonces. Viennent ensuite les reptiles (26,46%), surtout des tortues terrestres et aquatiques, les oiseaux, dont trois quarts de perroquets, aras, toucans, colibris et passereaux. Quant aux mammifères, il s’agit dans un tiers des cas de félins vivants et produits dérivés (dents, griffes de tigres, etc.), vendus à 40% sur des sites russes.

Leboncoin.fr en tête des ventes françaises

Rien que pour la France, les enquêteurs ont découvert 1.192 annonces pour un total de 984.100 euros [1]. Trois sites sont leaders de ce type de commerce, leboncoin.fr, naturabuy.fr et marche.fr, eBay arrivant loin derrière. Si ces sites interdisent de telles ventes, l’enquête confirme que certains passent à travers les mailles.

«Si une partie de ce commerce de la faune sauvage est malheureusement légale, une autre partie pose question, les annonces mises en ligne ne disposant pas des documents justifiant de la légalité du spécimen proposé. Environ 13 % des annonces (au total 1 192) ont été jugées suffisamment douteuses pour être signalées aux forces de l’ordre», indique l’association.

Grâce à cette enquête, un vendeur français a récemment été sanctionné. La police a retrouvé à son domicile un léopard naturalisé, une griffe de léopard et 4 défenses d'éléphants, dont 2 brutes et 2 sculptées. «Si le vendeur a pu prouver la légalité de l’importation des spécimens de léopard, en revanche, aucune des défenses d’éléphant n’était accompagnée de la documentation requise», affirme IFAW.

[1] IFAW a toutefois exclus de ce calcul une annonce proposant une corne de rhinocéros prétendument ancienne vendue au prix modique de 5 millions d’euros.



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