Espèces nuisibles: la martre et la fouine aux abris

Le 10 juin 2015 par Romain Loury
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La fouine dans le viseur
La fouine dans le viseur
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Actuellement soumise à consultation, la liste des espèces nuisibles par département révèle quelques légères évolutions. Grandes perdantes de ce mercato trisannuel, la martre et la fouine.

Objet d’un projet d’arrêté soumis à consultation jusqu’au dimanche 21 juin, cette liste, qui entrera en vigueur le 1e juillet, est réactualisée tous les trois ans: elle fixe, département par département, les espèces qui y sont considérées comme nuisibles parmi la belette, la fouine, la martre, le putois, le renard, le corbeau freux, la corneille, la pie, le geai et l’étourneau.

Pour cela, chaque département doit fournir un dossier de demande, justifiant son choix pour chaque espèce. Entre autres critères de choix -ou de rejet-, la santé et la sécurité publiques, les dommages aux activités agricoles, forestières et aquacoles, ceux aux biens des particuliers, ou encore l’abondance de l’espèce.

A première vue, la fouine et la martre partent sur un mauvais pied pour cette période 2015-2018. La première sera désormais considérée nuisible dans 81 départements, contre 70 pour 2012-2015, la seconde dans 29 départements, contre 19 en 2012-2015.

En Savoie, le renard prend du galon

Le renard connaît quant à lui une légère embellie: quatre départements ont renoncé à le classer comme nuisible, à savoir la Savoie et trois d’Ile-de-France (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). La Haute-Corse, qui n’avait pas déclaré d’espèce nuisible en 2012, s’apprête en revanche à considérer le renard comme tel.

Autres nouveautés, les modalités de destruction: pour le renard, l’enfumage des terriers, «obsolète et quasiment plus utilisé» selon le ministère, sera désormais supprimé. Et pour ce canidé comme pour les mustélidés, dont le blaireau, leur destruction sera désormais suspendue «sur les parcelles où sont mises en œuvre les mesures de luttes préventives contre les pullulations de campagnols (dont ils sont les prédateurs)».

Dans certains cas, l’élimination du renard, sous prétexte qu’il est nuisible, peut avoir des effets nocifs. Exemple en Lorraine, où son élimination, en vue d’un projet d’introduction du faisan pour la chasse, aurait eu pour conséquence une prolifération de rongeurs. Résultat: la préfecture, qui avait autorisé les «prélèvements» de renards, a dû donner son feu vert à l’emploi de bromadiolone, rodenticide toxique pour l’environnement.



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