Espèces invasives: l’Allemagne en haut du podium

Le 16 novembre 2015 par Romain Loury
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L'écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii)
L'écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii)
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En Europe, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie sont les champions de l’introduction d’espèces invasives d’eau douce, révèle une étude publiée vendredi 13 novembre par le Centre commun de recherche (JRC) de la Commission européenne.

Cette analyse est la première menée au niveau européen sur l’arrivée des espèces invasives d’eau douce en Europe. Les chercheurs du JRC y ont étudié 756 espèces, dont des poissons, des arthropodes et des mollusques. Parmi elles, 43,9% sont naturellement présentes dans un autre pays d’Europe que celui colonisée, et 9,1% constituent une menace pour la biodiversité locale.

Du fait de la mondialisation, l’arrivée des espèces invasives s’est fortement accélérée sur la fin du 20ème siècle, passant de moins de 30 nouvelles espèces invasives par décennie jusqu’en 1950, pour dépasser les 60 espèces au cours des décennies suivantes. Rien que pour la période 2000-2010, on compte près de 100 nouvelles espèces, soit autant que l’ensemble de celles arrivées avant 1850.

L’aquaculture devant l’aquariophilie

Une fois de plus locomotive de l’Europe, l’Allemagne arrive en tête: 99 espèces invasives y ont fait leur entrée en Europe, devant le Royaume-Uni (90), l’Italie (73), la Russie (63), l’Autriche (51) et l’Irlande (37), au même niveau que la France. Dans tous ces pays, c’est l’aquaculture qui constitue le moyen principal d’introduction, devant les aquariums domestiques –ce facteur n’arrive en première position qu’en Autriche.

Pour l’Allemagne, le phénomène ne s’expliquerait que par le fait qu’elle dispose de la plus grande surface d’eau douce (lacs, rivières) d’Europe. Quant au Royaume-Uni, des poissons y ont été volontairement introduits dès le 19ème siècle, afin de combler une faible biodiversité en eau douce, du fait de son caractère insulaire.

Pour le JRC, les rivières «souffrent d’une plus grande perte de biodiversité que les écosystèmes terrestres, principalement du fait des activités humaines, dont l’introduction d’espèces venant d’ailleurs. Vingt pourcents des extinctions d’espèces y sont causées par des espèces invasives».



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